3 Billboards

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Et un… Et deux … et trois panneaux !

Il est temps de faire mon grand retour sur ce blog un peu délaissé ces derniers temps je l’avoue. Et quoi de mieux pour un retour qu’une critique sur ce que j’appellerai pudiquement «  un putain de film de sa mère »

Roooo que de vulgarité me direz-vous. Oui mais autant vous mettre tout de suite dans le bain, c’est un film cru dans le bon sens du terme, un film rempli de personnages directs, sans fioriture et surtout tellement authentiques et humains. Du gros mot vous allez en avoir ! Des moments «  putain mais naaaan » aussi, des revirements ? Oh ben pas mal également. En gros ce film n’est pas un ascenseur émotionnel, c’est le Space montain du cinéma à l’affiche en ce moment.

Alors contrairement au titre français «  les panneaux de la vengeance », 3 billboards n’est pas un film de vengeance à proprement parler. On n’est pas du tout dans Taken ou la compil Charles Bronson, si c’est ce que vous attendez, vous allez être déçus. On est là clairement dans un film plus proche des ovnis du Sundance festival avec son lot d’émotion et d’humour décalé. Mais ce n’est pas pour autant un film joyasse ! Si vous allez le voir en espérant une comédie vous allez aussi être déçu.
C’est un drame saupoudré d’humour et d’ironie, une réflexion sur les rapports avec autrui mais surtout c’est un chef d’œuvre.

Alors pourquoi aller le voir ?

Si les récompenses déjà gagnées et surement à venir ne vous ont pas donné envie voici d’autres raisons :

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Les acteurs : Tous authentiques à un tel niveau que l’empathie remonte aux moments forts. Frances MacDormand est exceptionnelle et je ne vous parle pas de Sam Rockwell, génialissime.

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Le scénario relativement simple au final est efficace en n’allant pas trop loin malgré tout (même si parfois on flirte avec l’improbable)N’oublions pas qu’on est ici dans une petite ville paumée au fond des états unis ( un tout petit peu moins paumée que U turn mais pas loin)

Vous l’aurez compris c’est un énorme coup de cœur pour moi
et « » qui m’accompagnait semble également avoir été plus que conquis.

Pour le moment les oscars ne sont pas tombés, mais je mange mes chaussettes en sandwich si le film n’en rafle pas au moins 2 !

Ma note : 19/20

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Wonder

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Par Annataouais

Synopsis: August Pullman est un petit garçon né avec une malformation du visage qui l’a empêché jusqu’à présent d’aller normalement à l’école. Aujourd’hui, il rentre en 6ème à l’école de son quartier. C’est le début d’une aventure humaine hors du commun. Chacun, dans sa famille, parmi ses nouveaux camarades de classe, et dans la ville tout entière, va être confronté à ses propres limites, à sa générosité de cœur ou à son étroitesse d’esprit. L’aventure extraordinaire d’Auggie finira par unir les gens autour de lui.

Cela fait quelques temps que je n’ai plus écrit. Par manque de temps et peut-être aussi d’envie. Pourtant Le Brio ou Santa et Cie ne sont pas des films qui manquent d’intérêt mais juste voilà… Pourtant Wonder me redonne l’envie d’écrire car il mérite qu’on lui donne de l’attention pour tout un tas de raisons.

D’abord pour l’histoire. C’est toujours beau de voir une personne rencontrant des difficultés qui se bat et qui y arrive grâce à son courage et à l’amour de ses proches. Mais au delà d’une vulgaire leçon de morale ou de bien pensance, Wonder souligne qu’il n’y a pas que les personnes en situation d’handicap ou sortants d’un cancer etc. qui peuvent être en souffrance. Il y a la sœur délaissée au profit du cadet, malade. Il y a l’ex meilleure amie qui a fait de mauvais choix et se retrouve toute seule. Il y a les parents, démunis parfois. Il y a les camarades qui, malgré leur apparente normalité, ont aussi leur lot de solitude et d’incertitude.

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Loin de se centrer sur Auggie, le film tend à montrer le point de vue de chacun et c’est ce qui fait sa force. Servi part un casting solide (Julia Roberts en tête), on ne peut nier le talent de Jacob Tremblay, petit garçon prodige du film The Room. Absolument bluffant dans le rôle d’August Pullman, il réussi à nous toucher droit au coeur à travers ce maquillage remarquablement réalisé.

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Il est accompagné de Julia Roberts, que je citais plus haut. Elle tend, ces dernières années, à jouer des rôles chargés en émotions et je dois dire que ça lui va comme un gant. On vit avec elle les moments d’angoisse pour Auggie, les moments de joies aussi.  Owen Wilson, que je ne porte pas spécialement dans mon coeur, est également parfait ici. En père de famille attentif au bien être de chacun, il sait apporter des moments d’humour sans jamais en faire trop et en restant dans une sensibilité que je ne lui connaissais pas.

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Je ne peux malheureusement citer chaque acteur de ce film mais je parlerais également d’Izabella Vidovic et de Noah Jupe qui jouent respectivement la soeur et le meilleur ami d’August. Encore une fois, ce sont deux jeunes acteurs qui arrivent à jouer des émotions complexes avec tant de véracité et d’intensité qu’on en est tout retourné. Chapeau bas à eux.

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Enfin, ce qui accompagne ce film (et ça n’est pas à négliger), c’est la réflexion qu’il amène. Oui c’est un film où l’on montre que ça n’est pas bien de juger au premier regard, que ce n’est pas bien de se moquer, etc. On pourrait le prendre comme une énième morale d’un film américain qui n’est, au final, que destiné à ramasser des dollars à la fin. Une partie de mon cynique coeur tendrait à penser cela oui. Effectivement dans les films tout est toujours prompt à tourner dans le bon sens: on a une famille unie, qui semble vivre plutôt aisément et pour qui « se serrer les coudes » n’est pas une vaine expression, des gens capables de se remettre en question et de diriger leurs actions vers le bien lorsqu’ils se rendent compte de leurs erreurs, une direction d’école dont on rêverait. Bref un monde plutôt pas mal dans une histoire plutôt pas mal. Qu’en serait-il avec une famille pauvre, qui n’assume pas le handicap de son enfant, entourée de gens foncièrement mauvais, etc. etc. etc.? Ça serait juste un tout autre scénario.

Mais il y a toujours une partie de moi qui veut encore croire que des gens bons existent et que l’on peut toujours travailler à être meilleur. Effectivement toutes les conditions étaient requises pour qu’August soit accompagné au mieux. Une mère intelligente qui lui fait cours à la maison etc. Mais ce n’est pas ça, au final, qui sauve chacun des personnage ni même chacun d’entre nous. C’est une chose peut-être pas si simple mais absolument nécessaire et malheureusement oubliée de plus en plus: l’éducation.

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Car l’acceptation de la différence, le non jugement, la bienveillance, le fait d’aller au delà de la première impression, de ne pas harceler quelqu’un sur son apparence, son poids, sa sexualité, ses cheveux, son lieu d’habitation, ses origines, sa couleur de peau et j’en passe, ça vient de l’éducation. Le fait de donner à son enfant les armes pour appréhender et affronter le monde vient de l’éducation. Ce mot fait en fait toute la différence. Et c’est ce que Wonder démontre avec un très grand brio.

Pour moi ce sera un grand 20/20

Note de Séréna Gosling: « C’était absolument génial!!! J’ai beaucoup aimé le fait de voir le point de vue de chacun. L’acteur qui joue August est absolument époustouflant et même Owen Wilson est hyper touchant. Julia Roberts est géniale en mère hyper protectrice. Enfin, la soeur d’August m’a particulièrement touchée et j’ai aimé qu’on lui laisse sa place aussi dans l’histoire. On assiste à un film très émouvant sans jamais tomber dans le pathos.

Pour moi ce sera 18/20!! »

Happy Birthdead

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Par Annataouais

Synopsis: Prisonnière d’une boucle temporelle, Tree, étudiante, revit sans cesse le jour de son meurtre. Une journée apparemment banale qui s’achève systématiquement par sa mort atroce. Finira-t-elle par découvrir l’identité de son tueur ?

Ce qui est bien dans les soirées prévues à l’arrache, c’est qu’après un bon resto, on peut finir à la deuxième séance, aller voir un film qu’on n’aurait pas forcément choisi de prime abord et avoir une bonne surprise.

C’est le cas ici. Happy Birthdead est un film à plusieurs casquettes Epouvante-Horreur-Thriller. Enfin selon les sites spécialisés! On peut enlever épouvante (parce que sursauter 3 fois dans le film ne vaut pas non plus cet adjectif) on peut garder les deux autres et y ajouter comédie dramatique (à mon sens).

En effet, Tree est la belle blondasse des campus américains qui, en plus, fait partie d’une sororité. Elle se réveille un matin dans un lit inconnu et s’en va bien vite vivre sa journée de belle blondasse qui fait partie d’une sororité. On comprends alors sa vie et ses habitudes et c’est sans surprise qu’elle finit par se préparer pour une énième soirée beuverie. Sauf que là, elle va s’y faire zigouiller… pour se réveiller dans le même lit inconnu avec la même journée à revivre.

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Forcément, après être morte 5 ou 6 fois, elle va finir pas péter un câble et va chercher à comprendre pourquoi elle, pourquoi ce jour-là? Avec la complicité ponctuelle (ben oui, lui il ne se souvient pas qu’il revit la même journée alors expliquer à chaque fois ça gonfle) du fameux geek inconnu chez qui elle s’est réveillée (Carter), elle va mener son enquête à travers ses différents assassinats, de manière plutôt tragi-comique, disons-le.

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J’ai beaucoup aimé le rythme donné à ce film. Sur le modèle d’Un Jour Sans Fin (qui ne l’a pas vu?! Dénoncez-vous!!!!!), on pourrait facilement tomber dans la redondance ennuyeuse et le réalisateur échappe à ça de manière brillante. On est entraînés dedans entre coups de flippe et scènes drôles (sans être dans le comique pur, attention) mais on finit par se demander « mais purée POURQUOI?!! » et surtout à vivre l’angoisse de revivre encore et encore sa propre mort, que ressent Tree.

D’ailleurs pourquoi ce prénom? Tree? Diminutif pour sûr mais quand même, arbre quoi.. Arbre… Qui revit.. un peu comme Groot non? Genre référence à Marvel? Merde je dévie en cacahuète… #cestnimportequoi.

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De fait, on ne peut qu’applaudir la performance de l’actrice Jessica Rothe qui loin d’être une simple blondasse qui fait partie d’une sororité, arrive à nous entraîner dans son cauchemar et surtout à nous toucher. Parce que oui, au fil du film, elle va prendre conscience de certaines choses. Et sans vouloir en dire trop, je peux vous dire qu’elle nous a tiré (à Séréna et moi), une belle poignée de larmichettes.

Evidemment elle croise d’autres acteurs dans sa folle journée et on peut souligner Israel Broussard qui a le physique tout trouvé pour jouer l’étudiant un peu geek qui ne plairait pas à une sororité mais qui est quand même vachement sympa et touchant.

Pour finir sur le scénario, d’aucun diront qu’il n’y a pas de quoi fouetter les neuf vies d’un chat, personnellement je me suis laissée entraînée, même par le dénouement. J’ai adoré sursauter, rigoler, etc. Je n’ai jamais eu à regarder ma montre et ça, pour moi, c’est un très bon signe. Si vous voulez passez du bon temps sans vous prendre la tête, allez le voir!

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Note: 17/20

Note de Séréna Gosling: « alors moi, je ne suis pas fan du tout du tout des films d’horreur en deuxième partie de soirée, qui m’obligent à regarder la chaîne Gulli avant d’aller dormir. La première partie du film, je l’ai passée à me cacher les yeux mais ça n’a pas suffi! Carole Bouquette à côté de moi me suffisait à sursauter quand même!! Après, ça va mieux, on passe dans la boucle et on n’a plus forcément cette tension (en tout cas pas aussi forte). Je dois dire que l’actrice qui joue Tree est quand même sacrément bonne. J’ai quand même regardé ma montre mais parce que ça n’est pas du tout mon style de film. Pour moi c’est un peu du grand n’importe quoi, j’aurais aimé qu’ils s’en tiennent à un genre et qu’ils n’ajoutent pas à cette boucle temporelle inexplicable, des styles différents (humour, thriller, drame, etc.). Définitivement pas mon truc ».

Jalouse

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Par Annataouais

Synopsis: Nathalie Pêcheux, professeure de lettres divorcée, passe quasiment du jour au lendemain de mère attentionnée à jalouse maladive. Si sa première cible est sa ravissante fille de 18 ans, Mathilde, danseuse classique, son champ d’action s’étend bientôt à ses amis, ses collègues, voire son voisinage… Entre comédie grinçante et suspense psychologique, la bascule inattendue d’une femme.

Depuis quelques années (et surtout depuis Séréna Gosling), les films français me bottent un peu plus. Ceux vers qui je me tourne bien volontiers sont ceux avec des acteurs de talent (si si on en a dans le cinéma français: Bacri, Laurent Lafitte, Pierre Niney, etc.) et Karin Viard en fait définitivement partie à mon sens.

Il était donc logique d’aller voir son nouveau film, où elle joue une quadragénaire proche de la cinquantaine qui va tout faire exploser autour d’elle. Car Nathalie, son personnage, est infect. Le film s’appelle Jalouse mais aurait pu s’appeler Connasse, Ménopause mon amour ou Garce.

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Nathalie donc a tout pour être heureuse sauf l’amour et ses 20 ans. Donc forcément, en voyant son ex mari remarié, sa fille de 18 ans réussir et sa meilleure amie heureuse en ménage, elle va, comment dire.. péter un plomb. Ce qui est appréciable dans ce film c’est qu’on ne part pas dans une comédie grandiloquente à la Papa ou Maman. Certes Nathalie va aller loin dans ses propos ou dans ses actes mais, peu à peu, on va passer de la drôlerie au « purée nan là elle abuse » pour finir au drame.

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On peut reprocher d’ailleurs au film de ne pas trancher: Nathalie est-elle jalouse seulement? Est-ce hormonal? Est-ce psychologique? On oscille toujours entre chaque chose et même la solution ne nous apparaît pas très claire. A tel point que la fin peut se comprendre selon l’histoire et les modes de pensée de chacun (mais je ne peux aller plus loin sans en dire trop).

En tout cas Karin Viard est, comme toujours, absolument géniale. Sans justement tomber dans le pathos, elle a été capable de me faire verser ma larme. Contrairement à Parlez-Moi de Vous où elle était dans l’émotion retenue mais tellement touchante, ici elle est dans l’émotion plus brute. Et le personnage qui peine à se remettre en question ne peut pas vous laisser indifférent.

J’ai apprécié (là aussi comme toujours) Anne Dorval, ma petite chouchoute du Québec. Son talent n’est plus à présenter car quand on passe du Coeur a ses Raisons à Mommy sans même ciller, on n’a plus rien à prouver. Elle joue ici Sophie (tiens… Elle s’appelle ici Sophie et Anne dans la vie.. Ça fait Anne-Sophie.. #onsenfout, #etalors), la meilleure amie qui va subir les foudres de Nathalie. Toute en humilité et sensibilité elle va pourtant l’aider à se rendre compte de ses travers.

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Petit rôle également pour Anaïs Demoutier, qui ne cesse de monter dans le cinéma français et qui dégage quelque chose d’indéfinissable mais profondément charmant. Découverte, fragile, dans A Trois on y Va, elle est ici bien plus affirmée sans pour autant ôter cette douceur naturelle. Étrange actrice pour moi car je n’arrive pas à la catégoriser (mais c’est tant mieux!).

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Jalouse est donc un film bien fait, avec des acteurs de talents et sans les éternels clichés: on se marre, on ne se marre plus parce que c’est grave mais un happy end magnifique termine la boucle. Ici on colle plus au réel d’une vie et ça en est d’autant plus frappant.

Pour moi ça sera 15/20

Note de Séréna Gosling: « Perso j’ai beaucoup aimé! L’histoire est prenante sans jamais être longue et j’ai tellement été prise dedans que j’en ai détesté Nathalie (pour dire que Karin Viard est douée!). Par contre j’ai plus de mal avec Anaïs Demoutier. Moi elle m’agace plus qu’autre chose sans que je l’explique. Bref, il n’y a pas eu de temps mort et j’ai apprécié la fin. Pour moi c’est un 16/20!)

 

Thor Ragnarok

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Par Annataouais

Synopsis: …

Quoi? Ces trois petits points vous interpellent? Et bien oui, je boycotte le synopsis d’Allo Ciné parce que j’estime qu’il en dit trop et en plus pas forcément ce qu’il faut #ouhquelleaudacieuse

Lorsque j’ai vu la première fois l’affiche que vous avez ci-dessus, je me suis dit « hmm, beaucoup de couleurs, ça ne fait pas vraiment super héro, Thor n’est déjà pas le meilleur de la série alors si en plus ils nous la jouent Trolls, on ne va pas s’en sortir ».

téléchargement Pour ceux qui n’ont pas de mémoire…

Bref, les propositions au cinéma étant un peu féblardes et ma moitié me donnant l’occasion de choisir, j’ai tout de même décidé d’aller voir notre beau nordique blond, me disant que ça pouvait toujours être un bon moment à passer.

Force est de constater que Taika Waititi (non ce n’est pas le petit surnom que je donne à Séréna Gosling, c’est le réalisateur!!) a pris Thor en main… enfin la franchise, vous m’aurez comprise, et l’a bien dépoussiérée!! Dès le début du film ça commence. On remarque de suite que Thor a beaucoup plus d’humour qu’avant (il n’est plus le Dieu poussiéreux qui débarque sur terre avec ses punchlines des années 30*). Du coup les scènes sont entrecoupées de moments décalés hyper fendards. Puis vient un combat (parce que quand même, Thor va pas de monde en monde pour cueillir des marguerites). Et là, en geekette accro à la musique que je suis, je me suis laissée entraînée dans une scène absolument époustouflante pour moi: Thor, seul contre tous, qui se bat sur du Led Zeppelin.. J’en ai encore la chaire de poule!!

*en parlant de punchlines des années 30, si vous avez l’occasion de lire les BD Thor, les premières, vous allez en avoir pour votre pesant de cacahuètes!! Car oui, Thor est un Dieu, mais qui se bat à coup de « je vais te molester sale chenapan!! » et forcément, ça fait moins peur…

Bref, très vite également on a de grosses guests qui débarquent, pour notre plus grand plaisir. Je ne dirai pas lesquelles, surtout que s’y ajoutent quelques personnages de l’univers Marvel qui vont accompagner Thor au fil du scénario. Le scénario justement. Et bien je dois dire qu’il tient la route et n’en fait jamais trop. Je dois quand même avouer qu’à un moment je me suis dis « attends, là il doit aller sauver Asgard mais il doit d’abord faire ça et ça tout en s’échappant de ça, mais combien de temps il va durer le film? ». Mais au final je n’ai pas eu cette impression de longueur que je redoutais.

Mais quand même, je dois préciser que si Thor a autant d’obstacles à franchir avant d’aller sauver Asgard, c’est parce que cette fois, le grand méchant est une grande méchante et pas n’importe laquelle: Hela. La première enfant d’Odin a décidé de revenir pour prendre sa revanche mais sa réputation la précède: elle est indestructible. Du coup Thor, un peu naïf, se dit « pff pas de souci, je vais détruire cette gourgandine et retourner à mes voyages ». Tss tss Thor. Ça va pas être si simple: tu as affaire à Cate Blanchett!!! Et celle-ci joue merveilleusement bien la déesse dark qui a faim de destruction. Ça la change clairement de son rôle très pur et doux (enfin vous voyez, blanche quoi) de Galadriel dans le Seigneur des Anneaux et celui, plus en nuances dans Carol. On peut dire que l’actrice joue dans des registres trèèèèèèèèèèèèèèèèèès différents et semble le faire sans aucune difficulté!

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Ah et en parlant du Seigneur des Anneaux, notez aussi qu’on retrouve Karl Urban, un peu plus convainquant ici que dans l’affreux reboot de Judge Dread. Enfin, on ne peut pas ne pas nommer Jeff Goldblum qui joue Le Grand Maître et qui se fait plutôt rare au ciné depuis son rôle dans Jurassic Park (ou alors il joue dans des films que je ne regarde pas). Bref…

Evidemment, les fans l’attendaient, on a aussi Hulk. Encore une fois Taika bouscule les codes puisque cette fois Hulk parle (dans mon souvenir, c’était juste un gros tas de muscles aphone). Loin d’être seulement de passage, il va être un véritable atout pour Thor mais aussi pour le film: il apporte une touche d’humour et de force qui n’est pas négligeable!! En plus ça me permet de revoir Mark Ruffalo et de le distancier de ses rôles, moins drôles, dans Zodiac ou le très très bon Spotlight.

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Aussi, l’exploit que les scénaristes ont accompli, c’est de réussir à trouver une excuse pour couper cette perruque dégueulasse à Chris Hemsworth. Parce que je veux bien que les Dieux nordiques ont leur style et qu’il faut coller à celui-ci mais franchement, il est pas plus beau notre petit Chris, avec ses cheveux tout bien taillés? (et par quel coiffeur en plus!!! #vousverrezvousmême)

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Enfin, je ne peux pas ne pas parler de la bande son, parfaitement couplée au style graphique du film. J’ai déjà parlé de Led Zeppelin plus haut mais je dois souligner la qualité de la bande son tout au long. Avec une petite touche de synthétiseur style années 80, on ne peut qu’être dans le bon. On remarque par ailleurs un retour en général de la meilleur décennie ever (il n’y a qu’à voir Stranger Things) et je pense que ça n’augure que de bonnes choses pour la suite. Rien que le générique de fin ici est génial. #eightiesforever.

Vous l’aurez compris, pour moi Thor Ragnarok est un très très bon Marvel, pour ne pas dire le meilleur (je sais qu’il y a Deadpool mais il est tellement à part… On va dire que dans des univers différents, les deux se valent). Je suis ravie que ça soit Taika Waititi qui ait réalisé cet opus et je dois dire que je suis étonnée de savoir que c’est lui qui avait fait le très très mauvais Green Lantern (en même temps c’est du DC Comics, c’est forcément naze #napaspeurdaffirmersapréférence). De fait, pour les fans (mais aussi les moins fans), je le conseille vivement!

Note: 18/20

Note de Séréna Gosling: je me dois d’être sa porte parole aujourd’hui. Séréna continue sa loooongue nuit de sommeil et ne pourra pas me donne son avis avant très longtemps alors je vous le dis: elle a plutôt aimé même si ça n’est pas son genre de film. Elle déplore encore une fois les longueurs des scènes de combat et, a fortiori la scène finale. Elle ne comprend pas pourquoi, dans chaque film, le combat de fin doit durer et durer encore. Cela dit, je pense pouvoir dire en toute objectivité et sans me tromper qu’elle mettrait la note de 18/20 également. Si si… Enfin je crois..

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Et ça c’est cadeau #générosité

 

Le Sens de la Fête

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Par Annatouais

Synopsis: Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd’hui c’est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d’habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l’orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie… Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d’émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu’à l’aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.

Ma critique pourrait se résumer à quelques mots: ALLEZ LE VOIR. Donc pour les flémards, vous pouvez vous arrêter là et merci pour votre visite.

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De toute façon, Toledano et Nakache sont quand mêmes les mecs qui nous ont offert (car oui à ce niveau c’est cadeau), Intouchable et Nos Jours Heureux. A partir de là on y va plutôt confiant. Et puis il y a Bacri. Cet ovni du cinéma français qui ne semble avoir qu’une humeur: maussade. Sauf que Bacri, qui joue ici Max, le patron, vous fait passer par des émotions tellement variées et tellement vastes qu’on ne peut que saluer son génie.

Il sert à merveille ce film où l’on retrouve Jean-Paul Rouve, un habitué, mais aussi Gilles Lellouche toujours aussi lourd mais au moins joue-il le personnage à la perfection (les gros beaufs ça le connaît). Soulignons également la performance de Vincent Macaigne qui rend enfin hommage comme il se doit à la langue française et qui fût mon héro tout au long du film (non parce qu’ « au jour d’aujourd’hui » ça ne veut rien dire, c’est redondant, c’est comme si on disait « à partir de désormais ». Merci mec, je me sens bien moins seule).

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A côté de ça, le scénario se tient et, tourné dans le huis clos du mariage, rend un film hyper drôle, parfois touchant mais jamais sans rythme. Le coup de génie des deux réalisateurs c’est que, là où dès le début on voit les catastrophes arriver, on n’est jamais dans le tout much comme dans ces films où des situations ubuesques en perdent leur sens comique. Ici, c’est toujours probable et ça n’en est que plus fendard. De même, on est encore surpris par les dénouements et c’est juste bien de ne pas voir les gros trucs évidents arriver mais prendre un autre chemin.

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On ne s’ennuie pas, on passe par des émotions diverses avec des personnages qui nous ressemblent, qui ressemblent à nos proches et des situations que l’on pourrait très bien vivre. Je dis merci Eric et Olivier pour vos films car si j’avais déjà ADORE Nos Jours Heureux, j’ADORE aussi Le Sens de la Fête.

Ma note: 18/20

Note de Séréna Gosling: « Effectivement, peu de chose à dire si je n’ai que j’ai adoré!! Je ne me suis pas un instant ennuyée et j’ai adoré les séquences qui s’enchaînent. J’ai adoré Bacri mais aussi Eye Haidara, qui m’a fait mourir de rire dès le début avec ses grands airs. Bien sûr Vincent Macaigne, extraordinaire dans sa psychorigidité.. De toute façon tous les acteurs sont formidables. Pour moi ça sera 17/20! »

Everything Everything

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Par Annataouais

Que feriez-vous si vous ne pouviez plus sortir de chez vous ? Ni respirer l’air pur de la mer, ni sentir la chaleur du soleil sur votre visage… ni même embrasser le garçon qui vit à côté de chez vous ? Everything, Everything raconte l’histoire d’amour insolite entre Maddy, adolescente futée, curieuse et inventive, et son voisin Olly. Car même si la jeune fille de 18 ans souffre d’une maladie l’empêchant de quitter l’environnement confiné de sa maison, le garçon refuse que ces circonstances n’entravent leur idylle.

Bon et bien tout est dit dans le synopsis. Cette foies c’est une petite bluette qui nous amène au cinéma. On découvre Maddy, 18 ans qui vit recluse dans sa maison. Nous ne sommes pas dans un film d’horreur alors la raison est simple: elle souffre de la maladie des enfants bulles et ne peut absolument pas sortir sous peine de mourir d’une maladie quelconque.

Evidemment on ne va pas se palucher 1h30 de film à la regarder vivoter alors un événement se produit: Olly, un adolescent de âge emménage juste à côté. Et ça tombe bien, Olly n’est pas le mec populaire du lycée qui snobe les filles enfermées chez elle mais un mec qui s’habille en noir et qui se revendique pessimiste ou réaliste sur la vie (en gros c’est un nerd blasé).

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Comme de bien entendu, ils vont tomber amoureux. Ce qui n’est pas facile quand on doit se parler à travers des vitres et qu’on est ado (avec les hormones qui travaillent, tout ça tout ça…). Mais comment vont-ils faire alors pour passer la méchante maman qui veut juste protéger sa fille et surtout éviter que Maddy meurt en respirant l’oxygène dégueulasse du dehors? Et bien vous le saurez en allant voir le film.

Au final on a une romance adolescente mais qui se laisse regarder. Sans être happée non plus par l’histoire à en rester collé à son siège, on est attendri par le lien qui se noue entre les deux personnages. Olly est intéressant et assez adulte. De plus, il est joué par Nick Robinson (qu’on a pu voir dans Jurassic World) qui a un certain charisme pour son jeune âge et qui fait qu’on y croit (un peu).

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Quant à Maddy, elle est incarnée par Amanda Stenberg que je ne connais absolument pas. Pour ceux que ça intéresse elle a joué dans Hunger Games (le 1er du nom) et après enchaîné des films hors radar du box office. Pour le coup elle tient le rôle et joue à merveilles l’adolescente érudite, gênée par ses sentiments et qui a soif de découvrir le monde.

Le film se laisse donc porter tranquillement, sans ennui et on se doute de ce qui va se passer ou du moins ce qui sera tenté. On reste dans les classiques du genre et on ne prend pas de risque: la mère de Maddy est médecin donc riche (apparemment c’est logique aux USA). De fait, elle vit dans un environnement « idyllique » (si on accepte le fait qu’être enfermé h24 dans une maison soit idyllique). Forcément ça aurait été moins prenant si elle avait été issue d’une famille pauvre à Harlem. En tout cas on n’aurait pas tourné autour de la romance!! A côté de ça, Olly a l’air un peu moins riche et avec des parents ratés mais qui ont quand même les moyens de s’installer dans le quartier bourgeois. Une dernière anecdote, selon les scènes, Maddy passe d’un bonnet C à un bonnet G, c’est assez impressionnant!! Enfin, la fin est surprenante et donne un ton inattendu à l’histoire mais je vous laisse découvrir ça.

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Pour moi ce sera un joli 13/20

Note de Séréna Gosling: encore en hibernation sous la couette, je peux quand même vous dire que le film lui a été gâché par deux adolescentes dernière nous qui n’ont pas été élevées dans l’idée qu’au cinéma tu te tais. De fait on a eu droit aux odeurs de pied (paraît qu’un film est plus intense sans chaussures) et à des gloussements à chaque changement de scène et sur des points apparemment essentiels (les cheveux d’Olly, la couleur du trottoir de leur rue, le fait que « han ça serait trop cool de mettre cette couleur de vernie sur mes pieds » ou encore « tu sais pas ce que Margaux m’a dit hieran? » etc. etc.) Du coup elle a beaucoup aimé le film mais elle essaie de se remettre d’avoir dû résister pendant 1h30 à l’envie de se lever pour leur foutre des baffes.