Wonder Woman

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Par Annataouais

Synopsis: C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

Bon alors là ça ne va pas être simple. Ou peut-être si, un peu trop. Je n’ai jamais caché ma préférence pour Marvel et mon dédain pour DC Comics. Et bien mon dédain s’est transformé hier en profond mépris. Et ce grâce à Wonder Woman.

Je ne m’attendais pas à aller voir une merveille au cinéma mais quand j’ai su qu’il faisait 2h20, je me suis mise à espérer qu’il y aurait au moins de la qualité. Le film commence avec l’enfance de Diana, alors ok il faut bien qu’on remonte à la genèse de l’héroïne. Et belle surprise, nous n’avons pas n’importe qui pour la former: Robin Wright et, pour jouer sa maman, Connie Nielsen. Les deux actrices sont absolument sublimes et montrent une cinquantaine rayonnante. Elles sont malheureusement affublées d’un accent ridicule, peut-être parce qu’il fallait bien leur donner une particularité (ben ouais, elles vivent pas dans notre monde hein. Alors un accent germanico-latin pourquoi pas).

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Jusqu’ici tout va bien. C’est sans compter les trucages grossiers qui s’enchaînent et les fonds bleus dégoûtants. Mais passons. Les cascades et autres figures de combat sont bien chorégraphiées, on comprend pourquoi les Amazones sont de féroces guerrières.

Puis v’la qu’un gros balourd de soldat américain (Chris Pine) débarque dans cet endroit enchanteur (vous savez comment vous? Parce que nous non) et vient tout foutre en l’air. Oui parce qu’il ramène une flopée de méchants derrière lui (sinon ça serait pas drôle). Du coup, notre chère Diana, qui a été abreuvée de justice, d’amour et du sentiment qu’il faut tout faire pour la paix, elle se dit que c’est pas choupi choupi cette guerre qui ravage le monde des Hommes. Il serait p’têt bien temps que quelqu’un aille mettre un peu d’ordre là dedans et tuer celui qui a perverti les Hommes: Arès.

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Ben du coup elle prend son p’tit sac et elle se casse avec le « beau » (j’insiste sur les guillemets) Steve pour aller tous nous sauver et restaurer l’amour dans le monde. Sur le principe c’est beau hein. Mais passons. De fait, elle va se retrouver en plein Londres de la première guerre avec des choses qu’elle ne connaît pas. On a alors l’éternel passage du « c’est quoi ça » et « oh un bébé!! » ou encore l’essayage de robe (c’est pas que sa quasi nudité qui gène les londoniens de l’époque mais bon faut pas déconner).

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Mue par un désir de paix dans ce joli monde, elle veut absolument qu’on l’amène au front, persuadée qu’Arès ne se cache pas loin (ben ouais, les Hommes ne sont pas capables de se détruire seuls, de se haïr, c’est forcément le coup d’un dieu farceur, quel fripolin ce Arès). Du coup, à force d’image héroïque (Diana, grande, sculptée dans un cors de rêve, avance, fière et forte sur le champ de bataille) on voit l’équipe de Steve/Diana aller foutre une raclée aux allemands alors que le front stagne depuis un an (mais elle est trop forte, je vous rappelle que c’est une Amazone ok?).

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Pour le coup, les scènes de combat (au corps à corps, pas les scènes de guerre) sont très sympas et bien filmées. La réalisatrice a dû suivre le cours « ralenti pour les nuls » à la fac parce que pour le coup, on en a en veux-tu en voilà. Ça permet de bien décomposer les actions mais arrive un moment où on se dit « bon, meuf, on a compris que t’avais trouvé la touche « slow motion » mais du calme ok? ».

Evidemment une pseudo histoire d’amour va naître entre Diana et Steve mais elle est tellement mal construite qu’on n’y croit pas une seconde! Non seulement il n’y a pas de scène de sexe (excusez-moi mais quand on a une osmose entre deux personnages, qu’on sent leur amour inconditionnel, on aime bien voir leur passion au pieu), mais en plus ils s’isolent dans la chambre juste pour montrer à Diana ce que ça fait de coucher avec un mec (parce que la nana a les 12 volumes de « comment se faire plaisir sans mec » donc forcément elle sait pas). On a connu plus glamour.

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Forcément, à un moment, elle va bien se confronter aux vrais méchants. Le Kaiser et Arès (oui, malgré les 2h20 de film, la meuf, elle perd pas son objectif de vue). Je vous passe le ridicule des situations (et le fait que même les allemands parlent anglais entre eux et que quand Steve débarque déguisé en allemand dans un gala, ça ne choque personne que le mec ne parle pas allemand), je ne voudrais pas vous spoiler! Mais en tout cas, pour en arriver là, vous avez des scènes qui s’étiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirent dans un ennui le plus profond, un manque cruel d’humour et d’intérêt. Les personnages ne vous inspirent même pas la moindre amitié tellement ils sont clichés et fadasses. J’en suis venue à espérer m’endormir pour que le temps passe plus vite mais j’avais bu un café alors… J’en suis venue à passer une demi heure à penser à ce que j’allais prendre au resto.

Côté jeu d’acteur ben les pauvres ils font ce qu’on leur demande. On ne peut pas dire qu’ils jouent mal, Gal Gadot est convaincante (et sublime, disons-le. Quand je pense qu’elle a mon âge, je me dis qu’on a pas été gâtées par les mêmes fées au berceau xD) et Chris Pine (que je n’aime pas vraiment), a un petit air de Brad Pitt dans Rencontre avec Joe Black quand il joue le désespoir. Mais à part ça, l’humour est plat, l’osmose entre les deux tout aussi plat et le tout est entouré d’un voile de ridicule.

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Pourtant on nous l’a bien vendu ce film. Tout comme Batman vs Superman, à grand renfort d’annonces en tout genre, en nous montrant peu à peu cette belle actrice qui allait remplacer l’icônique Linda Carter (petit clin d’oeil à mon papa qui était fan de ses beaux yeux bleus), à coup de bandes annonces plus ou moins alléchantes.

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Mais je pense que le gros défaut de DC comics c’est son univers. Plus dark (il n’y a qu’à voir les BD Batman), ça aurait pu fonctionner. Mais à mon sens, pour retranscrire à l’écran, il faut une bonne dose de dérision et d’héroïsme léger. Dans les Marvel (avec les héros à part comme avec les Avangers), on a une mythologie propre (même si on peut faire référence à Odin et d’autres divinités existantes) mais avec des histoires originales et qui ne tiennent pas seulement de ce qu’on connaît « dans la vraie vie ». Thor est bien souvent ridicule, Stark est arrogant mais attachant. On peut reconnaître que Captain America est chiant comme la pluie, certes. Mais les Avengers rattrapent le coup avec un esprit d’équipe et un humour toujours présents. J’ai parlé des Gardiens de la Galaxie: 1 et 2 et on ne présente plus Deadpool.

L’erreur (à mon sens) de DC Comics c’est de vouloir coller à la réalité et à la noirceur de notre monde. On se base sur des événements réels (les guerres), sur des mythologies connues aussi (Grec notamment) et on essaie d’incorporer des héros. Si Marvel pompe la mythologie scandinave, il créé aussi tout un univers nouveau, avec une idée originale: si dans nos gènes, nous en avions un qui nous donnait de supers pouvoirs, qu’en ferions-nous? Serions-nous acceptés par ceux qui ne l’ont pas? Quid du bien et du mal? Quand vous regardez un Marvel, il y a forcément ce monde que l’on connait (les années 70 dans les x men, les ghettos dans Deadpool et j’en passe) mais le tout est toujours matifié d’un aspect irréel. On sent qu’on n’est pas dans le même monde.

Dans Wonder Woman donc, puisque c’est notre malheureux sujet du jour, on a la grande guerre avec un Kaiser bien réel (même s’il sniffe des trucs bizarres), des avions bien réels, des soldats et des tranchées bien réels et une nana en combinaison rouge moulante qui débarque sans que ça étonne personne pour tout péter. Je dis non!! Ses réactions sont ridicules, son sens de la justice ridicule (oui les gentils sont là pour sauver l’humanité mais les missions qu’elle se donne et comment elle les défend, sont ridicules!!!). Je me suis retenue de partir parce que nous étions accompagnées mais si j’avais été seule, je n’aurais pas subi ça une minute de plus.

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Et je retiendrais, pardon si je vous spoile LA phrase du film ce grand moment de ridicule (comment ça je suis redondante, excusez-moi mais ça n’est pas de ma faute): quand Wonder Woman se met très très en colère pour une raison que je n’expliquerais pas et qu’elle nous sort un magnifique « I believe in love », le regard perdu dans le lointain. MAIS AU SECOURS VOUS ÊTES EN TRAIN DE M’ACHEVER!!!

Alors c’est décidé. Même si j’aime les films d’action. Même si j’aime les films de super héros. Même si j’aime les films de supers héros où il y a de l’action. Je n’irai plus voir de DC Comics. Ils m’ont eu avec Batman vs Superman. Avant ça avec Superman. Maintenant avec Wonder Woman. Je refuse de me faire de nouveau avoir par la Justice League même si la bande annonce est bien faite. Vous êtes tous témoins de ma promesse aujourd’hui!!! DC comics c’est fini!!!!!

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Si vous avez retenu le mot clé de cette critique, vous aurez compris que le film est tout simplement RIDICULE. Et comme le résume très bien mon cousin, on aurait pu choisir de nommer le film Wonder Merde.

Note: 1/20 (parce que Gal Gadot est quand même vachement belle).

Note de Séréna Gosling: Séréna étant toujours au pays des rêves et n’aimant toujours pas les films de super héros, elle me charge de vous dire qu’elle refuse de critiquer ce film car il atteint un tel niveau de nullité qu’il en est incriticable. Je situe sa note entre 0 et -45. Et pour le coup vous pouvez la croire.

 

 

Les Gardiens de la Galaxie Vol.2

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Par Annataouais

Synopsis: Les gardiens doivent combattre pour rester unis alors qu’ils découvrent les mystères de la filiation de Peter Quill. Les vieux ennemis vont devenir de nouveaux alliés et des personnages bien connus des fans de comics vont venir aider nos héros et continuer à étendre l’univers Marvel.

Après l’excellent volume 1, il était impensable que nous n’allions pas voir le deuxième opus des Gardiens de la Galaxie. On a eu les avis de chacun avant: « pas vraiment d’histoire », « on dirait plus une comédie », « ouais c’était top » alors c’était avec une petite appréhension tout de même. Allait-il s’agir d’une suite purement commerciale parce que le premier a marché?

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Et bien non, on ne peut pas dire ça. Certes, en qualité, on n’atteint pas le niveau du volume 1 mais il faut dire qu’il n’y a plus l’effet de surprise et qu’on attend forcément beaucoup du deuxième. De fait, on reprend la fine équipe de Star Lord mais cette fois soudée comme jamais (pas de mauvaise référence s’il vous plaît!!). Après avoir sauvé le monde de la pierre d’infinité, nos amis traversent l’espace pour diverses missions.

Un beau jour un mystérieux inconnu débarque d’à peu près nul part et annonce à Peter qu’il est son père « Peter, je suis ton père » (toute référence à une autre saga est inopportune). Désireux de savoir d’où il vient, notre leader va alors le suivre et apprendre ses origines.

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Ça c’est pour le pitch. Effectivement, on ne peut pas dire qu’on a l’histoire habituelle: les héros boivent des sangrias sur la plage et des extraterrestres débarquent pour faire péter la terre. Ils doivent donc se battre mais pfiou, qu’est-ce qu’ils sont forts! Non ici j’avoue qu’on tarde à savoir qui sera le méchant et le fil conducteur (la filiation de Star Lord) est quelque peu fade.

Il n’empêche que la force des personnages, leur charisme et leurs traits de caractère comble cette petite lacune pour notre plus grand bonheur. Les Gardiens de la Galaxie (et les Marvel en général) ont cette avantage: ils ne se prennent pas au sérieux. Et force est de constater que l’humour va bon train une fois encore avec des scènes absurdes et des punch line hyper efficaces. D’autant qu’on peut agrandir l’équipe: désormais Nebula a joint ses forces, tout comme Yondu.

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Evidemment on ne peut pas parler de ce film sans parler de LA star inattendue. Lorsqu’ils ont fait le premier, les producteurs ont vite compris qu’il y avait un super gros potentiel de merchandising et de mignonitude et vous m’aurez compris, je parle de Groot/Baby Groot. Et alors même si je sais que c’est fait exprès pour nous pousser à exprimer des « moh » et des « ooooohhhh mais il est trop meugnon » pendant le film et donc à acheter après les figurines, les t-shirt, les mugs etc., je ne peux m’empêcher de craquer complètement pour lui. Oui je suis lâche et je suis complètement dans la cible des créateurs, JE VEUX MON BABY GROOT!!!

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A côté le reste des acteurs et leur entente à l’écran est plus qu’efficace. Je retiendrais Drax (Dave Bautista) qui se détend et nous joue le mec hyper drôle (à sa façon). Et bien sûr je ne peux pas ne pas parler du beau Chris Pratt qui, je dois dire, change des beaux gosses hyper balaises, intelligents et chiants à mourir. Là le mec est drôle, cherche à faire son BG mais se fait toujours remballer. Doté d’un grand cœur et d’un physique pas désagréable, on ne peut que dire oui!

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Enfin, pour jouer son père, on ne pouvait pas prendre n’importe qui (Pierre Richard était déjà booké). De fait, c’est le encore-très-sexy-pour-son-âge Kurt Russell qui a relevé le défi. Bon on ne présente plus l’acteur qui a joué dans New York 1997, The Thing, Tango et Cash, Backdraft (ça me fait penser que je vais aller me les commander en Blu Ray tiens) etc. Ici rien à dire, il est impeccable. Et son sourire est toujours aussi charmeur.

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Pour ce qui est de la BO, ne me jetez pas la pierre Pierre mais elle m’a extrêmement déçue. Je n’ai pas été emportée comme dans le premier où David Bowie, Norman Greenbaum, Redbone ou encore Ruppert Holmes nous entraînaient dans l’espace, collant chaque fois à la perfection à l’action. Je me souviens avoir été transportée par la musique. Ici, les morceaux sont des classiques souvent inconnus ou méconnus mais la magie n’opère pas. Moi qui me faisait une joie à l’idée de télécharger la bande son, je passe mon tour!

Bref, je retiendrais un film efficace avec un esprit d’équipe qui fait du bien à voir, des scènes drôles et de l’action bien sympa comme on peut s’y attendre dans les films de super héros (sans, une fois encore, se prendre la tête) et un Baby Groot qui mérite à lui seul qu’on se déplace. Pour moi c’est certes moins réussi que le premier mais j’irai sans hésitation voir le troisième!!

Note: 14/20

Note de Séréna Gosling: Actuellement au pays des rêves, Séréna vous passe le message qu’elle a préféré celui-là au premier. C’était moins long. Séréna n’est pas une fan des films de super héro. Alors n’écoutez pas Séréna xD

Churchill

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Par Annataouais

Synopsis et bande annonce: Juin 1944. Les 48 heures précédant le Débarquement qui scellèrent le destin de Winston Churchill et du monde.

Bon c’est bien sympa d’aller voir des bouses françaises mais il faut parfois se cultiver un peu (ce qui n’empêche pas de se divertir puisque les deux ne sont pas la même chose, n’est-ce pas Carole Bouquette :D). Alors pourquoi pas, en ces temps plutôt moroses niveau cinéma, aller voir Churchill et en apprendre plus sur le Débarquement?

Pour jouer le plus illustre des britanniques (avec Margaret Thatcher mais pas pour les mêmes raisons), les producteurs ont choisi Brian Cox. Pour les connaisseurs, c’est tout de même lui qui a joué le tout premier Hannibal Lecter dans le confidentiel Manhunter mais aussi Göring dans Nuremberg (voyez bien l’ironie d’une carrière d’acteur). Et pour se faire, il a dû en fumer des cigares, s’échiner à adopter les postures, les mimiques. Pour le coup, le résultat est réussi puisque l’on se prend parfois à confondre les deux profils, l’acteur se confondant avec celui qu’il incarne.

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Pour ce qui est du jeu, là aussi on peut saluer la performance de Brian Cox puisqu’il joue à merveilles le vieux rabougri têtu comme une mule et qui ne lâche rien même quand le monde est contre lui.

Justement parlons un peu de ce point: le vieux fumeur de cigare seul contre tous. Effectivement, le film nous propose le vrai Winston (enfin sans doute): sans le sublimer ni le glorifier, on assiste à ce qu’il se serait vraiment passer les jours précédents le Débarquement. Et pour le coup c’est plutôt une surprise: loin de se battre POUR l’opération Overlord, il se battra sans relâche CONTRE celle-ci. Face à un général Eisenhower (John Slattery) imperturbable, il fera tout pour éviter le lancement de la mission afin d’éviter d’innombrables pertes humaines.

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Si l’Histoire ainsi montrée est de fait étonnante, on apprendra pourquoi il était insupportable pour Churchill d’envoyer des jeunes à une mort certaine. Ce qui est malheureux ici ce sont les longueurs pour nous amener à cette compréhension. Et pour ma part, j’ai été perturbée par le choix du scénario: que l’on nous montre un grand homme seul contre tous et qui réussi à déterminer le sens de l’Histoire, oui. Mais que l’on nous montre un grand homme qui se bat CONTRE une opération qui au final a changé le cours de nos vies, là je n’accroche pas.

De fait, on a le sentiment d’un vieux fou qui s’appuie sur ses réussites passées et qui estime que de toute façon il a raison. Et Dieu merci, personne ne l’a écouté alors. Il est plutôt triste donc d’assister à la « déchéance » (attention le mot est bien trop fort mais vous aurez compris l’esprit) d’un grand homme de l’Histoire, que tous abandonnent à ses prises de positions butées. Personnellement, ça m’a perturbée et ajouté aux longueurs, je me suis peu à peu décrochée du film (non non je ne me suis pas endormie quelques minutes…).

Au delà ce ça, on peut reconnaître l’intérêt d’apprendre et réapprendre les événements qui ont marqué l’Histoire à jamais (sachant qu’il faut toujours prendre avec beaucoup de précautions ce que nous racontent les films aussi!!) et notamment les dessous politiques et familiaux des décideurs. La relation de Winston avec sa femme Clemmie (Miranda Richardson) est en ce sens intéressante.

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Toujours est-il que je dirais que le film est victime de longueurs et d’un scénario moins captivant que n’aurait pu être une histoire sur un héro de guerre. Bon Winston Churchill est un héro de guerre hein mais bon là c’est moins flagrant 😀

Note: 11/20

Note de Séréna Gosling: « J’ai trouvé le temps un peu long mais j’ai apprécié l’ensemble du film. L’acteur qui joue Churchill m’a bouleversée et a contribué au fait que je me suis accrochée au film. Pour moi ça sera 13.5/20 ».

Les Fantômes d’Ismael

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Synopsis : À la veille du tournage de son nouveau film, la vie d’un cinéaste est chamboulée par la réapparition d’un amour disparu…

Bien… En ce lundi soir en fête des maman anticipée, j’invitais donc Romy Schlindeir à une petite séance ciné. au vu de ses goûts nous nous étions arrêtés sur cette bouse  ce film car on invite pas sa mère plus toute jeune à voir fast n furious.
Alors Parfois un trio amoureux français ça peut passer et même être agréable mais pour ça il faut quelques critères:

Si au moins il y avait une histoire… 
Ne vous y trompez pas, le synopsis est juste une vague toile de fond pour mettre en scène les acteurs mais pourrait être remplacé par « un matin, jean-kévin n’a plus de ketchoupi, il erre alors à la recherche d’un nouveau tube » ou  » après la disparition de sa pantoufle, jean- romuald se cherche un sens ». On a aucune réponse à rien et pire: ça n’a ni queue ni tête.

Si au moins c’était bien joué…
Vous avez déjà vu une pièce surjouée par une mauvaise troupe de théâtre avec des longues citations dignes des premières heures de facebook remplies des couchers de soleil et des licornes en fond « l’amour c’est comme une tranche de jambon et toi tu es ma couenne ( smiley cœur) » et bien imaginez la même chose sur grand écran, joué très lentement avec parfois des monologues durant lesquels les acteurs vous parlent à vous.

 

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Jaurais préféré des vrais fantômes


Si au moins c’était drôle…

Bon on se doutait bien qu’on était plus dans le drame et que l’ambiance générale était plus proche d’un Godart que d’un police academy mais quand même… c’est sinistre, tous les plans sont lents tristes avec des lieux, objets, personnages brisés, cassés, vieillots. Alors sur cet aspect ça pourrait sembler logique et en adéquation avec le thème mais…

Si au moins le ton était cohérent…
Mais non… parce que des scènes du film que tourne Mathieu Amalric entrecoupent l’histoire et sont censées être drôles? si oui c’est encore plus raté que ce que je pensais. on y voit donc une sorte d’espion étrange et tombé là par hasard, insipide, qui enchaîne les petites histoires et on se demande « mais qu’est ce que ça fout là ? » Sans compter les nombreuses scènes qui auraient pu être largement rabotées et qui n’apportent strictement rien (super Marion à poil… et après Marion qui danse).

Si au moins la bande son valait le coup…
C’est pas qu’elle soit spécialement moche cette bande son, c’est juste qu’elle alterne entre violon mélo surjoué et rap français qui n’a rien à foutre là.

Si au moins les restos étaient ouvert le lundi…
On aurait alors pu finir la soirée correctement.
Bref vous l’aurez compris, c’est un film à éviter absolument (sauf pour télérama apparemment) ce qui confirme donc mon impression:

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« où serez vous quand la diarrhée sera de retour? »

Réponse : dans la salle…
Ma note 1/20
la note de Romy Sclindeir : 2/20

 

 

Sous le Même Toit

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Par Annatouais:

Synopsis: Delphine et Yvan divorcent. Alors que sa situation financière ne lui permet pas de retrouver un domicile, Yvan se rappelle qu’il détient 20% de la maison de son ex-femme. Il revient alors vivre chez Delphine, dans ses 20%. Les deux ex vont découvrir les joies de la colocation forcée…

Apparemment la suite de Delphine 1 – Yvan 0 (que je n’avais pas vu), Sous le Même Toit fait peau neuve en changeant les acteurs. Alors je préfère préciser de suite mon total manque d’objectivité dans cette critique. Déjà parce que je suis toujours plus sévère avec les comédies françaises (c’est mon côté « ils font jamais aussi bien que les ricains ») et, en plus, parce que je ne peux pas mais alors pas du tout sentir Gilles Lelouche. J’ai déjà réussi par le passé à faire abstraction de ce genre d’animosité mais pour le coup, ça n’a pas été possible.

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Pourquoi? Et bien parce qu’il joue dans 80% du film!! C’est à se demander si Louise Bourgoin avait vraiment un intérêt puisque de toute façon tout est vu du point de vue d’Yvan: sa vie de loser, ses projets de loser, sa clochardisation, ses mythos.. Bref, tous ses aspects les plus détestables. De fait, ça a été franchement pénible pour moi car évidemment, quand il décide de mener la vie dure à Delphine, je n’ai rien trouvé drôle et j’ai même plutôt eu envie d’aller lui casser les dents. Pour moi, Gilles Lelouche apporte ce côté beauf et cette image macho (il n’y peut rien, c’est son physique) que je ne supporte pas. On a l’impression qu’il ne peut pas jouer autre chose et que la nuance, il ne connaît pas.

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Louise Bourgoin de son côté est absolument sublissime. Si elle ne joue pas assez à mon goût, elle est tantôt révoltée, tantôt bouleversée mais elle finit par tomber dans le jeu débile de son ex mari. Dommage parce que finalement on ne comprend pas bien le but de l’histoire: ils s’aiment encore mais ne s’en rendent pas compte (archi déjà vu), ils ne s’aiment plus et sont gratuitement méchants parce que leur vie n’est pas plus belle (archi méga nul).

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On a le sentiment de déjà vu, de manque d’originalité. Dans Papa ou Maman, le film avait au moins le côté nouveau des parents qui se battent pour ne pas avoir la garde de leurs enfants. Dans la Guerre des Roses, on avait deux acteurs géniaux qui poussaient à l’extrême le mal qu’ils pouvaient se faire l’un à l’autre (et à l’époque c’était plutôt original). Ici, un Gilles Lelouche détestable et manquant de finesse et une Louise Bourgoin qui subit mais qui peut quand même montrer à quel point elle est bien foutue. Mouais…

Même les troisième rôles sont copiés collés! Manu Payet (tout aussi agaçant  que Lelouche) est encore dans un rôle de meilleur ami qui ne fait que coucher avec des nanas rencontrées au hasard et qui finit amoureux. C’est juste déjà le rôle qu’il avait dans l’Amour C’est Mieux à Deux. Quant à Julien Boisseliet, il semble condamné à jouer des rôles d’homme sans caractère (pour ne pas dire autre chose) et complètement coincé avec les femmes (ça en devient pénible). Encore une fois, rôle similaire à Jamais le Premier Soir.

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Le seul intérêt pour moi fût de pouvoir shazamer deux morceaux de musique puisque la BO n’était pas trop mal.

En résumé (parce qu’honnêtement je ne vois pas quoi dire d’autre à part « ne perdez pas votre temps »: histoire nulle, acteur pas terrible, divertissement zéro. Je commence vraiment à croire que je ne supporte plus les comédies françaises (en tout cas les pseudo romantiques. Après Jour J et Sous le Même Toit, je vais arrêter quelques temps!!)

Note: 08/20

Note de Séréna Gosling: « J’ai bien aimé, pour moi c’était un bon petit divertissement. Si je reproche à Gilles Lelouche d’avoir des mimiques identiques à Jean Dujardin, je suis aussi fan de Louise Bourgoin. Et ici, la voir dans un rôle de femme et non plus de jeune femme changeait pour une fois. J’ai aimé certains gags qui m’ont fait bien rire. On passe un bon moment en fait. Ma note: 13/20 »

Get Out

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Par Annatouais

Synopsis: Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose  filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille, Missy et Dean lors d’un week-end sur leur domaine dans le nord de l’État. Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants lui permet de découvrir l’inimaginable.

En cet après-midi radieux, le choix fût paradoxale mais on a choisi ciné!! Et quelle fût ma surprise quand Séréna m’a proposé Get Out (elle devait en ignorer la teneur mais chut!!). Nous voilà donc confortablement installées pour découvrir le projet de week-end de Chris (Daniel Kaluuya) et Rose (Allison Williams). Cette dernière veut lui présenter ses parents dans leur magnifique demeure de campagne. Seul petit point à préciser: Chris est noir et ce n’est pas sans le préoccuper. Il apprendra bien vite que ça ne sera pas le seul problème…

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Par où commencer? Plusieurs choses m’ont favorablement marquée dans ce film. La réalisation tout d’abord qui, si elle commence par un esthétisme photographique (et pour cause, Chris est photographe) se rapproche de plus en plus des personnages ensuite pour vous faire ressentir leur angoisse/folie. Elle est accompagnée par une ambiance toujours plus glauque, réussie: on sent que quelque chose cloche mais ça n’est jamais flagrant, toujours implicite, les « preuves » sont aussi discutables et la raison vient toujours glisser « je dois rêver ». En cela c’est réussi! De même, le décalage, dans certaines scènes, entre action et musique contribue à rendre le patelin angoissant.

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Ensuite il y a le jeu d’acteur. Pour moi, les acteurs principaux étaient inconnus. Et pourtant ils m’ont tous bluffés. Que ça soit Daniel Kaluuya, absolument bouleversant (la photo que l’on voit dans toutes les pubs du film est en fait une scène atrocement réussie où l’acteur arrive à pleurer, complètement paralysé et sans aucune mimique et où il nous transmet une terreur rien que du regard) ou Betty Gabriel , pourtant troisième rôle, qui est également bluffante.

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Pour le reste du casting, si on n’a pas de tête d’affiche, on a tout de même des seconds rôles connus (en tout cas de visage si ce n’est de nom). Le père est joué par Bradley Whitford qu’on a pu voir dans moult et moult séries, toujours en second rôle (Shameless, Monk, Urgences, etc.). Quant à la mère, il s’agit de Catherine Keener que l’on a pu voir dans l’excellent Trust de David Schwimmer et dans bien d’autres choses encore…Enfin, Rose est jouée par Allison Williams, encore inconnue si ce n’est dans le Live de Peter Pan où elle joue… Peter Pan.

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Ça c’était pour le côté positif. Si on peut reconnaître au film l’intérêt d’installer une ambiance inquiétante, il n’en reste pas moins un sentiment de « ça aurait pu être mieux ». L’explication de l’histoire est, pour moi, décevante. Je ne peux évidemment en dire plus mais dans ce genre de film, je trouve le côté réaliste beaucoup plus angoissant (on se souviendra d’Hostel où les riches paient pour pouvoir torturer des gens, Saw où Gigsaw teste les gens qui ont perdu le goût de vivre, etc.). Ici on ne parle pas d’extraterrestre et autre bizarrerie, je vous rassure mais pour moi, ça aurait pu être autre chose.

De même, l’issue du film, le volet final est très vite expédié. Les codes veulent souvent que le suspens sur la survie du personnage soit insoutenable et dure des heures (vous vous rappelez Massacre à la Tronçonneuse où la nana a la jambe à moitié arrachée et a perdu 3 litres de sang mais continue à courir quand même?), qu’on ait des parties de cache-cache à n’en plus finir avec des rebondissements sans fin.. Et bien là au moins, on ne nous perd pas en palabres, c’est vite réglé. C’est un bien parfois mais un peu plus de tension aurait été apprécié.

De fait, le film vous laisse sur un sentiment de « mouais »: pas assez de suspens, pas assez d’explications sur le contexte général (ce qui, quelque part, fait gagner en temps inutile puisque ce genre de film a tendance à durer trop longtemps). C’est vraiment dommage car il a pourtant un gros potentiel.

Je suis donc restée sur ma faim malgré un jeu d’acteurs impeccable alors ça sera 13/20 pour moi.

Note de Séréna Gosling: « Nul, nul, nul!! Si je reconnais que le film a pu me mettre mal à l’aise pendant 1h30, je l’ai trouvé long et sans intérêt. Tout y est implicite et les explications ne sont pas assez fournies. Quant à l’acteur principal, je l’ai trouvé à peine passable car ses expressions m’agaçaient plus qu’autre chose. Le reste du casting tient la route mais pas assez pour rattraper l’histoire. Je mets 10/20! »

Jour J

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Par Annatouais

Synopsis et bande annonce: Mathias et Alexia sont en couple depuis des années, et pour la première fois, il la trompe avec Juliette, une wedding planer… Quand Alexia découvre la carte de visite de Juliette dans la poche de Mathias, il perd ses moyens, il bafouille… Elle comprend tout de suite : Juliette est une organisatrice de mariage, il veut donc l’épouser ! Elle dit « OUI ». Sans le vouloir, Mathias va se retrouver au milieu de sa « femme » et de sa « maîtresse », contraint d’organiser son mariage imprévu !

Bon hier soir c’était comédie!! Besoin de rigoler alors les filles ont choisi Jour J!! Elles me racontent vaguement l’histoire : Matthias est en couple depuis 5 ans avec Alexia. Lors d’une soirée il la trompe pour la première fois et, dans un quiproquo malheureux, celle-ci va croire qu’il la demande en mariage et va dire oui! En gros, le synopsis ci-dessus. Rien de bien nouveau, on imagine ce qui va se passer mais, ma foi, les comédies comme ça sont souvent réussies. Sauf que là…

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Et bien là, nous avons une auteure, réalisatrice et actrice de son propre film. Pas toujours mais parfois, ça me dérange quand les gens se mettent eux-mêmes en scène, c’était le cas avec le film Il a Déjà tes Yeux (ici) et surtout quand ça n’est pas réussi. Mais j’y reviendrais plus tard.

Je suis partie instantanément avec un a priori (pour dire, le générique n’était même pas fini). Pourquoi? Parce que dès le début, on a un François-Xavier Demaison qui explique à un Nicolas Duvauchelle tout coincé, que plus une femme est belle, plus elle est folle. En gros, il y a un niveau à ne pas dépasser et même un niveau idéal: avec un 8 de beauté et un 6 de folie (ou à peu près), on est dans l’idéal. Et le mec ne s’arrête pas là puisqu’il dit que, de toute façon, en dessous de 5, je cite « on veut pas les niquer, elles sont trop moches ». Et là, sans être une chienne de garde, je me dis que ça va être long.

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Mon sentiment ne s’est pas détrompé. Reem Kherici, somme toute très belle (en même temps les seins et les pommettes refaits ça aide) se met en scène, fait la belle et se donne le beau rôle: la trentenaire canon très libre sexuellement, épanouie au niveau professionnel (c’est même la gentille puisqu’elle fait des prix à ses clients) et qui use, use et re use de sa superbe chevelure et de son sourire ultra bright pour éblouir le spectateur. Un peu à la « regardez-moi comme je suis belle et en même temps, je suis pas une garce ». Ça aurait pu être bien s’il y avait eu le talent derrière.

Ou plutôt, ça n’est pas tant l’absence de talent qui est en cause chez elle. Je ne pense pas que son jeu d’actrice pose problème. C’est plus le « j’en fais trop » et l’absence d’histoire réelle. Pour éviter d’être la femme parfaite, il a fallu qu’elle nous rajoute une pseudo enfance malheureuse avec une mère alcoolique dont elle doit s’occuper. Mis à part le fait que Chantal Lauby est la seule qui est drôle dans son film, force est de constater qu’elle ne sert à rien! Ni son histoire ni la justification de sa présence! Cela comble un vide dans un film qui  ne dure qu’1h34 mais qui semble loooooooooooog….

Paradoxalement, Jour J respecte les codes du genre: quiproquo à gogos, scènes de malaise, gags, scènes où les deux protagonistes se retrouvent à deux par la force des choses, etc. Et en même temps il casse ces codes: pendant une bonne partie du film, on ne sent pas Matthias vraiment douter, on le sent même amoureux d’Alexia. On se dit qu’en fait, Juliette est la boulette qu’il aurait voulu éviter et qu’il regrette. Du coup on se demande l’intérêt: si ce n’est pas l’histoire d’un coup de foudre, à quoi bon tout ça?

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Parce qu’en plus, on nous balance des gags énormes qui, de fait, sont beaucoup trop énormes pour être drôles! Ne pas lire ci-dessous si vous ne voulez pas être spoilé d’une scène (qui n’as pas d’intérêt pour l’histoire mais bon…)

 

[SPOIL]

Lors d’un mariage qu’organise Juliette dans une église, sa mère cache une bouteille dans son sac. Alors qu’elles se disputent ledit sac, elles trébuchent et font tomber la grande croix en bois. Celle-ci s’effondre sur la mariée, craquant sa robe et la faisant tomber sur le nez, éclatant son visage qui finit en sang. Voilà, ça c’est un exemple de too much.. Et ce n’est pas le seul!!

[\SPOIL]

 

Ensuite, dans les fameux codes dont je parlais, il faut absolument que la future femme soit détestable. Sauf que là, encore une fois, elle l’est tellement qu’on se dit que forcément le mec il va fuir!!! Elle est tellement caricaturale que ça n’en est pas drôle…

Quant à Nicolas Duvauchelle, rien à dire. Il joue bien son rôle, il en est même mignon. Mais il ne rattrape pas l’absence d’histoire et le côté complètement naze du tout. A la fin c’en était même une souffrance tellement tout était convenu, parsemé des phrases misogynes de F-X Demaison, j’étais prête à sortir. Pour vous dire, même le bêtisier était plat et sans intérêt!

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Seuls points positifs: la BO fort sympathique et surtout les magnifiques paysages de notre belle France qui sont sublimer par une réalisation (sur ces scènes-là) à la hauteur. Ça donnerait presque envie d’organiser mon mariage dans le sud dans une crique isolée et presque inaccessible.

En résumé: ce film n’a aucun intérêt sinon souligner la bombassitu de l’actrice/réalisatrice qui l’a écris. Ça aura au moins eu l’intérêt de me donner une idée de coiffure quand on a les cheveux frisés. Sinon, nada.

Note: 02/20

Note de Séréna Gosling: « Pour moi c’était une bonne petit comédie. J’ai trouvé les gags assez drôles et je me suis pas mal marré. J’ai trouvé Reem Kherici très touchante et Nicolas Duvauchelle essayait pour une fois d’être drôle (ne l’ayant vu que dans des rôles de flics sans aucun humour). Ça n’était pas le film de l’année mais il m’a bien détendue. Pour moi c’est 14/20 »