Happy Birthdead

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Par Annataouais

Synopsis: Prisonnière d’une boucle temporelle, Tree, étudiante, revit sans cesse le jour de son meurtre. Une journée apparemment banale qui s’achève systématiquement par sa mort atroce. Finira-t-elle par découvrir l’identité de son tueur ?

Ce qui est bien dans les soirées prévues à l’arrache, c’est qu’après un bon resto, on peut finir à la deuxième séance, aller voir un film qu’on n’aurait pas forcément choisi de prime abord et avoir une bonne surprise.

C’est le cas ici. Happy Birthdead est un film à plusieurs casquettes Epouvante-Horreur-Thriller. Enfin selon les sites spécialisés! On peut enlever épouvante (parce que sursauter 3 fois dans le film ne vaut pas non plus cet adjectif) on peut garder les deux autres et y ajouter comédie dramatique (à mon sens).

En effet, Tree est la belle blondasse des campus américains qui, en plus, fait partie d’une sororité. Elle se réveille un matin dans un lit inconnu et s’en va bien vite vivre sa journée de belle blondasse qui fait partie d’une sororité. On comprends alors sa vie et ses habitudes et c’est sans surprise qu’elle finit par se préparer pour une énième soirée beuverie. Sauf que là, elle va s’y faire zigouiller… pour se réveiller dans le même lit inconnu avec la même journée à revivre.

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Forcément, après être morte 5 ou 6 fois, elle va finir pas péter un câble et va chercher à comprendre pourquoi elle, pourquoi ce jour-là? Avec la complicité ponctuelle (ben oui, lui il ne se souvient pas qu’il revit la même journée alors expliquer à chaque fois ça gonfle) du fameux geek inconnu chez qui elle s’est réveillée (Carter), elle va mener son enquête à travers ses différents assassinats, de manière plutôt tragi-comique, disons-le.

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J’ai beaucoup aimé le rythme donné à ce film. Sur le modèle d’Un Jour Sans Fin (qui ne l’a pas vu?! Dénoncez-vous!!!!!), on pourrait facilement tomber dans la redondance ennuyeuse et le réalisateur échappe à ça de manière brillante. On est entraînés dedans entre coups de flippe et scènes drôles (sans être dans le comique pur, attention) mais on finit par se demander « mais purée POURQUOI?!! » et surtout à vivre l’angoisse de revivre encore et encore sa propre mort, que ressent Tree.

D’ailleurs pourquoi ce prénom? Tree? Diminutif pour sûr mais quand même, arbre quoi.. Arbre… Qui revit.. un peu comme Groot non? Genre référence à Marvel? Merde je dévie en cacahuète… #cestnimportequoi.

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De fait, on ne peut qu’applaudir la performance de l’actrice Jessica Rothe qui loin d’être une simple blondasse qui fait partie d’une sororité, arrive à nous entraîner dans son cauchemar et surtout à nous toucher. Parce que oui, au fil du film, elle va prendre conscience de certaines choses. Et sans vouloir en dire trop, je peux vous dire qu’elle nous a tiré (à Séréna et moi), une belle poignée de larmichettes.

Evidemment elle croise d’autres acteurs dans sa folle journée et on peut souligner Israel Broussard qui a le physique tout trouvé pour jouer l’étudiant un peu geek qui ne plairait pas à une sororité mais qui est quand même vachement sympa et touchant.

Pour finir sur le scénario, d’aucun diront qu’il n’y a pas de quoi fouetter les neuf vies d’un chat, personnellement je me suis laissée entraînée, même par le dénouement. J’ai adoré sursauter, rigoler, etc. Je n’ai jamais eu à regarder ma montre et ça, pour moi, c’est un très bon signe. Si vous voulez passez du bon temps sans vous prendre la tête, allez le voir!

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Note: 17/20

Note de Séréna Gosling: « alors moi, je ne suis pas fan du tout du tout des films d’horreur en deuxième partie de soirée, qui m’obligent à regarder la chaîne Gulli avant d’aller dormir. La première partie du film, je l’ai passée à me cacher les yeux mais ça n’a pas suffi! Carole Bouquette à côté de moi me suffisait à sursauter quand même!! Après, ça va mieux, on passe dans la boucle et on n’a plus forcément cette tension (en tout cas pas aussi forte). Je dois dire que l’actrice qui joue Tree est quand même sacrément bonne. J’ai quand même regardé ma montre mais parce que ça n’est pas du tout mon style de film. Pour moi c’est un peu du grand n’importe quoi, j’aurais aimé qu’ils s’en tiennent à un genre et qu’ils n’ajoutent pas à cette boucle temporelle inexplicable, des styles différents (humour, thriller, drame, etc.). Définitivement pas mon truc ».

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Jalouse

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Par Annataouais

Synopsis: Nathalie Pêcheux, professeure de lettres divorcée, passe quasiment du jour au lendemain de mère attentionnée à jalouse maladive. Si sa première cible est sa ravissante fille de 18 ans, Mathilde, danseuse classique, son champ d’action s’étend bientôt à ses amis, ses collègues, voire son voisinage… Entre comédie grinçante et suspense psychologique, la bascule inattendue d’une femme.

Depuis quelques années (et surtout depuis Séréna Gosling), les films français me bottent un peu plus. Ceux vers qui je me tourne bien volontiers sont ceux avec des acteurs de talent (si si on en a dans le cinéma français: Bacri, Laurent Lafitte, Pierre Niney, etc.) et Karin Viard en fait définitivement partie à mon sens.

Il était donc logique d’aller voir son nouveau film, où elle joue une quadragénaire proche de la cinquantaine qui va tout faire exploser autour d’elle. Car Nathalie, son personnage, est infect. Le film s’appelle Jalouse mais aurait pu s’appeler Connasse, Ménopause mon amour ou Garce.

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Nathalie donc a tout pour être heureuse sauf l’amour et ses 20 ans. Donc forcément, en voyant son ex mari remarié, sa fille de 18 ans réussir et sa meilleure amie heureuse en ménage, elle va, comment dire.. péter un plomb. Ce qui est appréciable dans ce film c’est qu’on ne part pas dans une comédie grandiloquente à la Papa ou Maman. Certes Nathalie va aller loin dans ses propos ou dans ses actes mais, peu à peu, on va passer de la drôlerie au « purée nan là elle abuse » pour finir au drame.

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On peut reprocher d’ailleurs au film de ne pas trancher: Nathalie est-elle jalouse seulement? Est-ce hormonal? Est-ce psychologique? On oscille toujours entre chaque chose et même la solution ne nous apparaît pas très claire. A tel point que la fin peut se comprendre selon l’histoire et les modes de pensée de chacun (mais je ne peux aller plus loin sans en dire trop).

En tout cas Karin Viard est, comme toujours, absolument géniale. Sans justement tomber dans le pathos, elle a été capable de me faire verser ma larme. Contrairement à Parlez-Moi de Vous où elle était dans l’émotion retenue mais tellement touchante, ici elle est dans l’émotion plus brute. Et le personnage qui peine à se remettre en question ne peut pas vous laisser indifférent.

J’ai apprécié (là aussi comme toujours) Anne Dorval, ma petite chouchoute du Québec. Son talent n’est plus à présenter car quand on passe du Coeur a ses Raisons à Mommy sans même ciller, on n’a plus rien à prouver. Elle joue ici Sophie (tiens… Elle s’appelle ici Sophie et Anne dans la vie.. Ça fait Anne-Sophie.. #onsenfout, #etalors), la meilleure amie qui va subir les foudres de Nathalie. Toute en humilité et sensibilité elle va pourtant l’aider à se rendre compte de ses travers.

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Petit rôle également pour Anaïs Demoutier, qui ne cesse de monter dans le cinéma français et qui dégage quelque chose d’indéfinissable mais profondément charmant. Découverte, fragile, dans A Trois on y Va, elle est ici bien plus affirmée sans pour autant ôter cette douceur naturelle. Étrange actrice pour moi car je n’arrive pas à la catégoriser (mais c’est tant mieux!).

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Jalouse est donc un film bien fait, avec des acteurs de talents et sans les éternels clichés: on se marre, on ne se marre plus parce que c’est grave mais un happy end magnifique termine la boucle. Ici on colle plus au réel d’une vie et ça en est d’autant plus frappant.

Pour moi ça sera 15/20

Note de Séréna Gosling: « Perso j’ai beaucoup aimé! L’histoire est prenante sans jamais être longue et j’ai tellement été prise dedans que j’en ai détesté Nathalie (pour dire que Karin Viard est douée!). Par contre j’ai plus de mal avec Anaïs Demoutier. Moi elle m’agace plus qu’autre chose sans que je l’explique. Bref, il n’y a pas eu de temps mort et j’ai apprécié la fin. Pour moi c’est un 16/20!)

 

Thor Ragnarok

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Par Annataouais

Synopsis: …

Quoi? Ces trois petits points vous interpellent? Et bien oui, je boycotte le synopsis d’Allo Ciné parce que j’estime qu’il en dit trop et en plus pas forcément ce qu’il faut #ouhquelleaudacieuse

Lorsque j’ai vu la première fois l’affiche que vous avez ci-dessus, je me suis dit « hmm, beaucoup de couleurs, ça ne fait pas vraiment super héro, Thor n’est déjà pas le meilleur de la série alors si en plus ils nous la jouent Trolls, on ne va pas s’en sortir ».

téléchargement Pour ceux qui n’ont pas de mémoire…

Bref, les propositions au cinéma étant un peu féblardes et ma moitié me donnant l’occasion de choisir, j’ai tout de même décidé d’aller voir notre beau nordique blond, me disant que ça pouvait toujours être un bon moment à passer.

Force est de constater que Taika Waititi (non ce n’est pas le petit surnom que je donne à Séréna Gosling, c’est le réalisateur!!) a pris Thor en main… enfin la franchise, vous m’aurez comprise, et l’a bien dépoussiérée!! Dès le début du film ça commence. On remarque de suite que Thor a beaucoup plus d’humour qu’avant (il n’est plus le Dieu poussiéreux qui débarque sur terre avec ses punchlines des années 30*). Du coup les scènes sont entrecoupées de moments décalés hyper fendards. Puis vient un combat (parce que quand même, Thor va pas de monde en monde pour cueillir des marguerites). Et là, en geekette accro à la musique que je suis, je me suis laissée entraînée dans une scène absolument époustouflante pour moi: Thor, seul contre tous, qui se bat sur du Led Zeppelin.. J’en ai encore la chaire de poule!!

*en parlant de punchlines des années 30, si vous avez l’occasion de lire les BD Thor, les premières, vous allez en avoir pour votre pesant de cacahuètes!! Car oui, Thor est un Dieu, mais qui se bat à coup de « je vais te molester sale chenapan!! » et forcément, ça fait moins peur…

Bref, très vite également on a de grosses guests qui débarquent, pour notre plus grand plaisir. Je ne dirai pas lesquelles, surtout que s’y ajoutent quelques personnages de l’univers Marvel qui vont accompagner Thor au fil du scénario. Le scénario justement. Et bien je dois dire qu’il tient la route et n’en fait jamais trop. Je dois quand même avouer qu’à un moment je me suis dis « attends, là il doit aller sauver Asgard mais il doit d’abord faire ça et ça tout en s’échappant de ça, mais combien de temps il va durer le film? ». Mais au final je n’ai pas eu cette impression de longueur que je redoutais.

Mais quand même, je dois préciser que si Thor a autant d’obstacles à franchir avant d’aller sauver Asgard, c’est parce que cette fois, le grand méchant est une grande méchante et pas n’importe laquelle: Hela. La première enfant d’Odin a décidé de revenir pour prendre sa revanche mais sa réputation la précède: elle est indestructible. Du coup Thor, un peu naïf, se dit « pff pas de souci, je vais détruire cette gourgandine et retourner à mes voyages ». Tss tss Thor. Ça va pas être si simple: tu as affaire à Cate Blanchett!!! Et celle-ci joue merveilleusement bien la déesse dark qui a faim de destruction. Ça la change clairement de son rôle très pur et doux (enfin vous voyez, blanche quoi) de Galadriel dans le Seigneur des Anneaux et celui, plus en nuances dans Carol. On peut dire que l’actrice joue dans des registres trèèèèèèèèèèèèèèèèèès différents et semble le faire sans aucune difficulté!

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Ah et en parlant du Seigneur des Anneaux, notez aussi qu’on retrouve Karl Urban, un peu plus convainquant ici que dans l’affreux reboot de Judge Dread. Enfin, on ne peut pas ne pas nommer Jeff Goldblum qui joue Le Grand Maître et qui se fait plutôt rare au ciné depuis son rôle dans Jurassic Park (ou alors il joue dans des films que je ne regarde pas). Bref…

Evidemment, les fans l’attendaient, on a aussi Hulk. Encore une fois Taika bouscule les codes puisque cette fois Hulk parle (dans mon souvenir, c’était juste un gros tas de muscles aphone). Loin d’être seulement de passage, il va être un véritable atout pour Thor mais aussi pour le film: il apporte une touche d’humour et de force qui n’est pas négligeable!! En plus ça me permet de revoir Mark Ruffalo et de le distancier de ses rôles, moins drôles, dans Zodiac ou le très très bon Spotlight.

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Aussi, l’exploit que les scénaristes ont accompli, c’est de réussir à trouver une excuse pour couper cette perruque dégueulasse à Chris Hemsworth. Parce que je veux bien que les Dieux nordiques ont leur style et qu’il faut coller à celui-ci mais franchement, il est pas plus beau notre petit Chris, avec ses cheveux tout bien taillés? (et par quel coiffeur en plus!!! #vousverrezvousmême)

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Enfin, je ne peux pas ne pas parler de la bande son, parfaitement couplée au style graphique du film. J’ai déjà parlé de Led Zeppelin plus haut mais je dois souligner la qualité de la bande son tout au long. Avec une petite touche de synthétiseur style années 80, on ne peut qu’être dans le bon. On remarque par ailleurs un retour en général de la meilleur décennie ever (il n’y a qu’à voir Stranger Things) et je pense que ça n’augure que de bonnes choses pour la suite. Rien que le générique de fin ici est génial. #eightiesforever.

Vous l’aurez compris, pour moi Thor Ragnarok est un très très bon Marvel, pour ne pas dire le meilleur (je sais qu’il y a Deadpool mais il est tellement à part… On va dire que dans des univers différents, les deux se valent). Je suis ravie que ça soit Taika Waititi qui ait réalisé cet opus et je dois dire que je suis étonnée de savoir que c’est lui qui avait fait le très très mauvais Green Lantern (en même temps c’est du DC Comics, c’est forcément naze #napaspeurdaffirmersapréférence). De fait, pour les fans (mais aussi les moins fans), je le conseille vivement!

Note: 18/20

Note de Séréna Gosling: je me dois d’être sa porte parole aujourd’hui. Séréna continue sa loooongue nuit de sommeil et ne pourra pas me donne son avis avant très longtemps alors je vous le dis: elle a plutôt aimé même si ça n’est pas son genre de film. Elle déplore encore une fois les longueurs des scènes de combat et, a fortiori la scène finale. Elle ne comprend pas pourquoi, dans chaque film, le combat de fin doit durer et durer encore. Cela dit, je pense pouvoir dire en toute objectivité et sans me tromper qu’elle mettrait la note de 18/20 également. Si si… Enfin je crois..

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Et ça c’est cadeau #générosité

 

Le Sens de la Fête

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Par Annatouais

Synopsis: Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd’hui c’est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d’habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l’orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie… Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d’émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu’à l’aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.

Ma critique pourrait se résumer à quelques mots: ALLEZ LE VOIR. Donc pour les flémards, vous pouvez vous arrêter là et merci pour votre visite.

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De toute façon, Toledano et Nakache sont quand mêmes les mecs qui nous ont offert (car oui à ce niveau c’est cadeau), Intouchable et Nos Jours Heureux. A partir de là on y va plutôt confiant. Et puis il y a Bacri. Cet ovni du cinéma français qui ne semble avoir qu’une humeur: maussade. Sauf que Bacri, qui joue ici Max, le patron, vous fait passer par des émotions tellement variées et tellement vastes qu’on ne peut que saluer son génie.

Il sert à merveille ce film où l’on retrouve Jean-Paul Rouve, un habitué, mais aussi Gilles Lellouche toujours aussi lourd mais au moins joue-il le personnage à la perfection (les gros beaufs ça le connaît). Soulignons également la performance de Vincent Macaigne qui rend enfin hommage comme il se doit à la langue française et qui fût mon héro tout au long du film (non parce qu’ « au jour d’aujourd’hui » ça ne veut rien dire, c’est redondant, c’est comme si on disait « à partir de désormais ». Merci mec, je me sens bien moins seule).

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A côté de ça, le scénario se tient et, tourné dans le huis clos du mariage, rend un film hyper drôle, parfois touchant mais jamais sans rythme. Le coup de génie des deux réalisateurs c’est que, là où dès le début on voit les catastrophes arriver, on n’est jamais dans le tout much comme dans ces films où des situations ubuesques en perdent leur sens comique. Ici, c’est toujours probable et ça n’en est que plus fendard. De même, on est encore surpris par les dénouements et c’est juste bien de ne pas voir les gros trucs évidents arriver mais prendre un autre chemin.

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On ne s’ennuie pas, on passe par des émotions diverses avec des personnages qui nous ressemblent, qui ressemblent à nos proches et des situations que l’on pourrait très bien vivre. Je dis merci Eric et Olivier pour vos films car si j’avais déjà ADORE Nos Jours Heureux, j’ADORE aussi Le Sens de la Fête.

Ma note: 18/20

Note de Séréna Gosling: « Effectivement, peu de chose à dire si je n’ai que j’ai adoré!! Je ne me suis pas un instant ennuyée et j’ai adoré les séquences qui s’enchaînent. J’ai adoré Bacri mais aussi Eye Haidara, qui m’a fait mourir de rire dès le début avec ses grands airs. Bien sûr Vincent Macaigne, extraordinaire dans sa psychorigidité.. De toute façon tous les acteurs sont formidables. Pour moi ça sera 17/20! »

Everything Everything

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Par Annataouais

Que feriez-vous si vous ne pouviez plus sortir de chez vous ? Ni respirer l’air pur de la mer, ni sentir la chaleur du soleil sur votre visage… ni même embrasser le garçon qui vit à côté de chez vous ? Everything, Everything raconte l’histoire d’amour insolite entre Maddy, adolescente futée, curieuse et inventive, et son voisin Olly. Car même si la jeune fille de 18 ans souffre d’une maladie l’empêchant de quitter l’environnement confiné de sa maison, le garçon refuse que ces circonstances n’entravent leur idylle.

Bon et bien tout est dit dans le synopsis. Cette foies c’est une petite bluette qui nous amène au cinéma. On découvre Maddy, 18 ans qui vit recluse dans sa maison. Nous ne sommes pas dans un film d’horreur alors la raison est simple: elle souffre de la maladie des enfants bulles et ne peut absolument pas sortir sous peine de mourir d’une maladie quelconque.

Evidemment on ne va pas se palucher 1h30 de film à la regarder vivoter alors un événement se produit: Olly, un adolescent de âge emménage juste à côté. Et ça tombe bien, Olly n’est pas le mec populaire du lycée qui snobe les filles enfermées chez elle mais un mec qui s’habille en noir et qui se revendique pessimiste ou réaliste sur la vie (en gros c’est un nerd blasé).

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Comme de bien entendu, ils vont tomber amoureux. Ce qui n’est pas facile quand on doit se parler à travers des vitres et qu’on est ado (avec les hormones qui travaillent, tout ça tout ça…). Mais comment vont-ils faire alors pour passer la méchante maman qui veut juste protéger sa fille et surtout éviter que Maddy meurt en respirant l’oxygène dégueulasse du dehors? Et bien vous le saurez en allant voir le film.

Au final on a une romance adolescente mais qui se laisse regarder. Sans être happée non plus par l’histoire à en rester collé à son siège, on est attendri par le lien qui se noue entre les deux personnages. Olly est intéressant et assez adulte. De plus, il est joué par Nick Robinson (qu’on a pu voir dans Jurassic World) qui a un certain charisme pour son jeune âge et qui fait qu’on y croit (un peu).

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Quant à Maddy, elle est incarnée par Amanda Stenberg que je ne connais absolument pas. Pour ceux que ça intéresse elle a joué dans Hunger Games (le 1er du nom) et après enchaîné des films hors radar du box office. Pour le coup elle tient le rôle et joue à merveilles l’adolescente érudite, gênée par ses sentiments et qui a soif de découvrir le monde.

Le film se laisse donc porter tranquillement, sans ennui et on se doute de ce qui va se passer ou du moins ce qui sera tenté. On reste dans les classiques du genre et on ne prend pas de risque: la mère de Maddy est médecin donc riche (apparemment c’est logique aux USA). De fait, elle vit dans un environnement « idyllique » (si on accepte le fait qu’être enfermé h24 dans une maison soit idyllique). Forcément ça aurait été moins prenant si elle avait été issue d’une famille pauvre à Harlem. En tout cas on n’aurait pas tourné autour de la romance!! A côté de ça, Olly a l’air un peu moins riche et avec des parents ratés mais qui ont quand même les moyens de s’installer dans le quartier bourgeois. Une dernière anecdote, selon les scènes, Maddy passe d’un bonnet C à un bonnet G, c’est assez impressionnant!! Enfin, la fin est surprenante et donne un ton inattendu à l’histoire mais je vous laisse découvrir ça.

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Pour moi ce sera un joli 13/20

Note de Séréna Gosling: encore en hibernation sous la couette, je peux quand même vous dire que le film lui a été gâché par deux adolescentes dernière nous qui n’ont pas été élevées dans l’idée qu’au cinéma tu te tais. De fait on a eu droit aux odeurs de pied (paraît qu’un film est plus intense sans chaussures) et à des gloussements à chaque changement de scène et sur des points apparemment essentiels (les cheveux d’Olly, la couleur du trottoir de leur rue, le fait que « han ça serait trop cool de mettre cette couleur de vernie sur mes pieds » ou encore « tu sais pas ce que Margaux m’a dit hieran? » etc. etc.) Du coup elle a beaucoup aimé le film mais elle essaie de se remettre d’avoir dû résister pendant 1h30 à l’envie de se lever pour leur foutre des baffes.

 

 

 

Cherchez la Femme (même si moi je l’ai trouvée)

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Par Annatouais

Synopsis: Armand et Leila, étudiants à Science Po, forment un jeune couple. Ils projettent de partir à New York faire leur stage de fin d’études aux Nations Unies. Mais quand Mahmoud, le grand frère de Leila, revient d’un long séjour au Yémen qui l’a radicalement transformé, il s’oppose à la relation amoureuse de sa sœur et décide de l’éloigner à tout prix d’Armand. Pour s’introduire chez Mahmoud et revoir Leila, Armand n’a pas le choix : il doit enfiler le voile intégral ! Le lendemain, une certaine Shéhérazade au visage voilé sonne à la porte de Leila, et elle ne va pas laisser Mahmoud indifférent…

Bon je sais, moi l’amatrice de blockbusters américains, de gros bang bang et de films qui pètent, me voilà en train de regarder (encore) un film français. Et bien oui et cette fois j’étais même volontaire!! Après avoir vu la bande annonce, j’étais curieuse de voir ce qu’allait donner ce film qui parle d’un sujet plus qu’explosif/dangereux/épineux/etc.

Et nous voilà donc devant ce grand écran qui nous présente Leila, étudiante à Sciences Po. Elle sort avec Armand et prévoie même de continuer ses études avec lui. Quand son grand frère revient d’un voyage où il était censé travailler dans l’hôtellerie, c’est pourtant un islamiste qui rentre. Je ne vais pas reprendre en entier le synopsis ci-dessus mais le fait est qu’il ne va pas du tout accepter le mode de vie occidental et mécréant de sa petite famille et qu’il va alors l’enfermer à son domicile.

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Si le film se veut être une comédie, les premières minutes (quand Mahmoud entre et prend place dans l’appartement familial) sont très difficiles, en tout cas je les ai vécues comme ça. En effet, on prend conscience (et en pleine tronche) l’extrémisme du personnage et les conséquences que cela implique: tout ce qui nous semble aujourd’hui banal, normal et libre, est sacrifié: photos, affiches, passeports, etc. et remplacé au profit d’effigies des figures de l’islamisme. Mahmoud ne regarde pas la télé, il se promène avec son chapelet musulman et n’écoute que des musiques prônant l’islam le plus dur. Il ne fréquente que sa « famille » dans la mosquée de la cité où chacun programme la radicalisation de tous les jeunes qu’ils pourront toucher.

Alors que Mahmoud mène ses plans comme un grand patriarche tout puissant, Armand a l’idée de se déguiser en femme musulmane et, vêtu d’un niqab décide de libérer Leila. Tant bien que mal, il apprend alors le Coran pour faire illusion et arrive à s’immiscer dans la « vie » de la famille. Bluffé par tant de connaissances et de grâce, Mahmoud va alors en tomber éperdument amoureux et, en bon mâle dominant, tenter de lui imposer le mariage.

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Ce film est tout simplement fabuleux. Je le pense sincèrement et pour plusieurs raisons. La première d’entre toutes est qu’il traite d’un sujet plus que tendu et pour moi, il faut être sacrément couillu pour l’aborder, surtout de cette manière. Mais justement, là réside toute l’intelligence du film. Parce qu’au travers de la comédie et de situations rocambolesques, Sou Abadi (à la réalisation et au scénario) nous montre avec finesse et subtilité (et sans enfoncer des portes ouvertes avec de gros sabots) comment on peut tomber dans cette idéologie. Mais bien au delà,  elle montre surtout comment l’ignorance fait le terreau des extrêmes. On imagine mal comment Mahmoud pourrait s’éloigner de ce qu’il appelle désormais sa vraie famille et comment Shéhérazade va pouvoir réussir à s’en sortir. Pourtant le film avance et peu à peu on voit l’influence de chacun jouer et mener les pions vers une fin (que je ne vous donnerai pas, forcément).

Pour mener l’action, un acteur que l’on ne présente plus maintenant: Félix Moati. Il joue le rôle à la perfection même si je déplore qu’Armand en lui-même ne soit pas plus sympathique. Cela dit, le but ici n’est pas de plaire à la trentenaire que je suis mais de porter un message et le contrat est rempli.

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Pour l’accompagner, la jeune actrice Camélia Jordana. Alors évidemment je l’ai connue à l’époque de la Nouvelle Star quand, à 16 ans, elle demandait l’émancipation à ses parents pour aller vivre la grande vie à Paris. J’en gardais l’image de ses filles hyper intelligentes mais hautaines de mon lycée, c’est à dire pas super positive. Partant d’un a priori négatif j’ai pourtant était plus que surprise par son talent d’actrice. Je peux dire maintenant que Camélia Jordana a tout d’une actrice et pas d’une chanteuse qui essaie de jouer (hein Louane?).

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Enfin William Lebghil est impeccable dans le rôle de Mahmoud et réussi sans peine à faire oublier son rôle de Slim dans Soda (m’en fous j’ai jamais regardé mais à mon avis on est loooooooooiiiiiiiiiiiiiiiin du niveau).

Le reste du casting vaut évidemment le détour mais je n’en dirai pas plus pour vous laisser la découverte de l’histoire. Sachez juste que si vous avez un film à voir en ce moment c’est celui-là. Il est drôle, très bien joué et filmé et vous fait passer par la terreur (hé oui, les extrémismes peuvent prendre place partout, soyons vigilants), le rire, la tristesse, la compréhension etc. Il réussi à traiter d’un sujet que tout le monde aurait tendance à fuir (pour ne pas tomber dans les clichés premièrement mais aussi pour ne pas toucher à la sacro-sainte bien-pensance) et ce, avec une grande intelligence.

Bref, pour moi c’est un film que je reverrai et que j’aurais plaisir à faire découvrir puisqu’évidemment il sera dans ma collec’!!!

Note: 18/20

Note de Séréna Gosling: « j’ai passé un bon moment même si, j’avoue, il m’a manqué quelque chose. Le sujet en lui-même ne m’attirait pas. Par contre, les acteurs et la manière dont l’histoire a été amenée a fini de rattraper le reste. Pour moi ce sera donc 15/20 »

 

 

Wonder Woman

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Par Annataouais

Synopsis: C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

Bon alors là ça ne va pas être simple. Ou peut-être si, un peu trop. Je n’ai jamais caché ma préférence pour Marvel et mon dédain pour DC Comics. Et bien mon dédain s’est transformé hier en profond mépris. Et ce grâce à Wonder Woman.

Je ne m’attendais pas à aller voir une merveille au cinéma mais quand j’ai su qu’il faisait 2h20, je me suis mise à espérer qu’il y aurait au moins de la qualité. Le film commence avec l’enfance de Diana, alors ok il faut bien qu’on remonte à la genèse de l’héroïne. Et belle surprise, nous n’avons pas n’importe qui pour la former: Robin Wright et, pour jouer sa maman, Connie Nielsen. Les deux actrices sont absolument sublimes et montrent une cinquantaine rayonnante. Elles sont malheureusement affublées d’un accent ridicule, peut-être parce qu’il fallait bien leur donner une particularité (ben ouais, elles vivent pas dans notre monde hein. Alors un accent germanico-latin pourquoi pas).

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Jusqu’ici tout va bien. C’est sans compter les trucages grossiers qui s’enchaînent et les fonds bleus dégoûtants. Mais passons. Les cascades et autres figures de combat sont bien chorégraphiées, on comprend pourquoi les Amazones sont de féroces guerrières.

Puis v’la qu’un gros balourd de soldat américain (Chris Pine) débarque dans cet endroit enchanteur (vous savez comment vous? Parce que nous non) et vient tout foutre en l’air. Oui parce qu’il ramène une flopée de méchants derrière lui (sinon ça serait pas drôle). Du coup, notre chère Diana, qui a été abreuvée de justice, d’amour et du sentiment qu’il faut tout faire pour la paix, elle se dit que c’est pas choupi choupi cette guerre qui ravage le monde des Hommes. Il serait p’têt bien temps que quelqu’un aille mettre un peu d’ordre là dedans et tuer celui qui a perverti les Hommes: Arès.

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Ben du coup elle prend son p’tit sac et elle se casse avec le « beau » (j’insiste sur les guillemets) Steve pour aller tous nous sauver et restaurer l’amour dans le monde. Sur le principe c’est beau hein. Mais passons. De fait, elle va se retrouver en plein Londres de la première guerre avec des choses qu’elle ne connaît pas. On a alors l’éternel passage du « c’est quoi ça » et « oh un bébé!! » ou encore l’essayage de robe (c’est pas que sa quasi nudité qui gène les londoniens de l’époque mais bon faut pas déconner).

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Mue par un désir de paix dans ce joli monde, elle veut absolument qu’on l’amène au front, persuadée qu’Arès ne se cache pas loin (ben ouais, les Hommes ne sont pas capables de se détruire seuls, de se haïr, c’est forcément le coup d’un dieu farceur, quel fripolin ce Arès). Du coup, à force d’image héroïque (Diana, grande, sculptée dans un cors de rêve, avance, fière et forte sur le champ de bataille) on voit l’équipe de Steve/Diana aller foutre une raclée aux allemands alors que le front stagne depuis un an (mais elle est trop forte, je vous rappelle que c’est une Amazone ok?).

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Pour le coup, les scènes de combat (au corps à corps, pas les scènes de guerre) sont très sympas et bien filmées. La réalisatrice a dû suivre le cours « ralenti pour les nuls » à la fac parce que pour le coup, on en a en veux-tu en voilà. Ça permet de bien décomposer les actions mais arrive un moment où on se dit « bon, meuf, on a compris que t’avais trouvé la touche « slow motion » mais du calme ok? ».

Evidemment une pseudo histoire d’amour va naître entre Diana et Steve mais elle est tellement mal construite qu’on n’y croit pas une seconde! Non seulement il n’y a pas de scène de sexe (excusez-moi mais quand on a une osmose entre deux personnages, qu’on sent leur amour inconditionnel, on aime bien voir leur passion au pieu), mais en plus ils s’isolent dans la chambre juste pour montrer à Diana ce que ça fait de coucher avec un mec (parce que la nana a les 12 volumes de « comment se faire plaisir sans mec » donc forcément elle sait pas). On a connu plus glamour.

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Forcément, à un moment, elle va bien se confronter aux vrais méchants. Le Kaiser et Arès (oui, malgré les 2h20 de film, la meuf, elle perd pas son objectif de vue). Je vous passe le ridicule des situations (et le fait que même les allemands parlent anglais entre eux et que quand Steve débarque déguisé en allemand dans un gala, ça ne choque personne que le mec ne parle pas allemand), je ne voudrais pas vous spoiler! Mais en tout cas, pour en arriver là, vous avez des scènes qui s’étiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirent dans un ennui le plus profond, un manque cruel d’humour et d’intérêt. Les personnages ne vous inspirent même pas la moindre amitié tellement ils sont clichés et fadasses. J’en suis venue à espérer m’endormir pour que le temps passe plus vite mais j’avais bu un café alors… J’en suis venue à passer une demi heure à penser à ce que j’allais prendre au resto.

Côté jeu d’acteur ben les pauvres ils font ce qu’on leur demande. On ne peut pas dire qu’ils jouent mal, Gal Gadot est convaincante (et sublime, disons-le. Quand je pense qu’elle a mon âge, je me dis qu’on a pas été gâtées par les mêmes fées au berceau xD) et Chris Pine (que je n’aime pas vraiment), a un petit air de Brad Pitt dans Rencontre avec Joe Black quand il joue le désespoir. Mais à part ça, l’humour est plat, l’osmose entre les deux tout aussi plat et le tout est entouré d’un voile de ridicule.

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Pourtant on nous l’a bien vendu ce film. Tout comme Batman vs Superman, à grand renfort d’annonces en tout genre, en nous montrant peu à peu cette belle actrice qui allait remplacer l’icônique Linda Carter (petit clin d’oeil à mon papa qui était fan de ses beaux yeux bleus), à coup de bandes annonces plus ou moins alléchantes.

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Mais je pense que le gros défaut de DC comics c’est son univers. Plus dark (il n’y a qu’à voir les BD Batman), ça aurait pu fonctionner. Mais à mon sens, pour retranscrire à l’écran, il faut une bonne dose de dérision et d’héroïsme léger. Dans les Marvel (avec les héros à part comme avec les Avangers), on a une mythologie propre (même si on peut faire référence à Odin et d’autres divinités existantes) mais avec des histoires originales et qui ne tiennent pas seulement de ce qu’on connaît « dans la vraie vie ». Thor est bien souvent ridicule, Stark est arrogant mais attachant. On peut reconnaître que Captain America est chiant comme la pluie, certes. Mais les Avengers rattrapent le coup avec un esprit d’équipe et un humour toujours présents. J’ai parlé des Gardiens de la Galaxie: 1 et 2 et on ne présente plus Deadpool.

L’erreur (à mon sens) de DC Comics c’est de vouloir coller à la réalité et à la noirceur de notre monde. On se base sur des événements réels (les guerres), sur des mythologies connues aussi (Grec notamment) et on essaie d’incorporer des héros. Si Marvel pompe la mythologie scandinave, il créé aussi tout un univers nouveau, avec une idée originale: si dans nos gènes, nous en avions un qui nous donnait de supers pouvoirs, qu’en ferions-nous? Serions-nous acceptés par ceux qui ne l’ont pas? Quid du bien et du mal? Quand vous regardez un Marvel, il y a forcément ce monde que l’on connait (les années 70 dans les x men, les ghettos dans Deadpool et j’en passe) mais le tout est toujours matifié d’un aspect irréel. On sent qu’on n’est pas dans le même monde.

Dans Wonder Woman donc, puisque c’est notre malheureux sujet du jour, on a la grande guerre avec un Kaiser bien réel (même s’il sniffe des trucs bizarres), des avions bien réels, des soldats et des tranchées bien réels et une nana en combinaison rouge moulante qui débarque sans que ça étonne personne pour tout péter. Je dis non!! Ses réactions sont ridicules, son sens de la justice ridicule (oui les gentils sont là pour sauver l’humanité mais les missions qu’elle se donne et comment elle les défend, sont ridicules!!!). Je me suis retenue de partir parce que nous étions accompagnées mais si j’avais été seule, je n’aurais pas subi ça une minute de plus.

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Et je retiendrais, pardon si je vous spoile LA phrase du film ce grand moment de ridicule (comment ça je suis redondante, excusez-moi mais ça n’est pas de ma faute): quand Wonder Woman se met très très en colère pour une raison que je n’expliquerais pas et qu’elle nous sort un magnifique « I believe in love », le regard perdu dans le lointain. MAIS AU SECOURS VOUS ÊTES EN TRAIN DE M’ACHEVER!!!

Alors c’est décidé. Même si j’aime les films d’action. Même si j’aime les films de super héros. Même si j’aime les films de supers héros où il y a de l’action. Je n’irai plus voir de DC Comics. Ils m’ont eu avec Batman vs Superman. Avant ça avec Superman. Maintenant avec Wonder Woman. Je refuse de me faire de nouveau avoir par la Justice League même si la bande annonce est bien faite. Vous êtes tous témoins de ma promesse aujourd’hui!!! DC comics c’est fini!!!!!

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Si vous avez retenu le mot clé de cette critique, vous aurez compris que le film est tout simplement RIDICULE. Et comme le résume très bien mon cousin, on aurait pu choisir de nommer le film Wonder Merde.

Note: 1/20 (parce que Gal Gadot est quand même vachement belle).

Note de Séréna Gosling: Séréna étant toujours au pays des rêves et n’aimant toujours pas les films de super héros, elle me charge de vous dire qu’elle refuse de critiquer ce film car il atteint un tel niveau de nullité qu’il en est incriticable. Je situe sa note entre 0 et -45. Et pour le coup vous pouvez la croire.